Burkina Faso : Des journalistes outillés sur l’évaluation des politiques publiques par l’Université Thomas Sankara

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet  de Recherche pour le Développement « Institutionnaliser la démarche évaluative au service des politiques de santé au Burkina Faso », l’Université Thomas Sankara en partenariat avec l’Université Libre de Bruxelles, a organisé un atelier de formation au profit des Hommes de médias, du mardi 31 mai au mercredi 1er juin 2022 à Ziniaré. L’objectif de ladite session était de soutenir l’utilisation des résultats des évaluations des programmes publics, notamment dans le domaine de la santé.

Développer des compétences liées aux processus évaluatifs pour une meilleure communication des résultats des évaluations des interventions en matière de santé, renforcer les capacités des journalistes en évaluation pour leur permettre de susciter la réalisation des évaluations et décoder les rapports d’évaluation, sont les objectifs poursuivis par la présente session de formation.

« La communication joue un rôle important dans la société. Au-delà de donner l’information, les professionnels des médias sont appelé à contribuer à l’éveil, la sensibilisation et la conscientisation des populations », a déclaré David Ilboudo, directeur adjoint de l’institut universitaire de formation initiale et continue de l’Université Thomas Sankara. Selon ses propos, l’idée de tenir cet atelier avec les journalistes vise à impacter les politiques publiques.

La préoccupation de base des organisateurs est d’assurer une appropriation effective dans le but de faciliter une utilisation future des notions apprises au cours des sessions de formation. Le but ultime étant de tendre vers une gouvernance de qualité. « Ce sont des enjeux de développement qui sont au cœur de ce programme », a poursuivi David Ilboudo.

« Ce sont des enjeux de développement qui sont au cœur de ce programme », (David Ilboudo) ©Faso7

Il a également indiqué que la société burkinabè doit tendre vers une culture de la redevabilité et de l’évaluation. « Pour qu’il y ait une véritable transformation pour cerner les véritables enjeux en matière de développement, il faudrait que tous soient sensibilisés sur l’évaluation », a interpellé le directeur adjoint  de l’institut universitaire de formation initiale et continue de l’Université Thomas Sankara.

Dr Rita Zizien, communicatrice pendant la formation, est revenue sur les techniques et les méthodes de l’évaluation. Selon ses propos, la culture de l’évaluation reste encore embryonnaire au Burkina Faso. Pour elle, l’évaluation n’est pas institutionnalisée. Elle explique alors qu’évaluer une intervention « reste aléatoire et très souvent guidé par les bailleurs de fonds ».

« l’évaluation des politiques n’est pas un jugement de valeur »

« l’évaluation des politiques n’est pas un jugement de valeur », indique Dr Rita Zizien. Elle explique que l’évaluation est différente du contrôle qui est surtout axé sur le chemin utilisé pour mettre en œuvre une politique publique. Elle est différente de l’audit également, selon les explications de la Dr.

Pour terminer sa communication, Dr Rita Zizien a indiqué que l’évaluation se construit en 4 étapes. Il s’agit de la construction du référentiel de l’évaluation, la collecte des données, l’interprétation des données et l’élaboration des recommandations.

Faso7

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