Amos Zong-Naba : « Africain, si tu ne crois pas en toi, qui doit croire en toi ? »

Ceci est une tribune de Amos Zong-Naba publiée à l’occasion de la Journée de l’Afrique.

(Le) 25 mai 2022 marque le 59è anniversaire de l’Organisation pour l’Unité Africaine (OUA), l’ancêtre de l’Union Africaine (UA). Cette date est aussi célébrée comme la journée internationale de l’Afrique.

Après plus d’un demi siècle, l’Unité africaine tant rêvée reste un mirage et l’Afrique malgré tout son potentiel humain, de son sous sol et l’étendue de ses richesses, reste sous le joug de la famine et de la pauvreté.

Surexploitée par les uns et vilipendée par les autres, cette Afrique est pourtant au centre des intérêts géostratégiques du monde. Tous sont unanimes à reconnaître que le futur c’est l’Afrique..Tous sauf quelques « myopes africains » qui croient toujours au Père Noël lorsqu’ils appellent à tel maître ou a tel colonisateur pour les sauver. Le messie de l’africain est l’africain et il est important que chaque africain retienne cela une bonne fois pour tous.
La question sécuritaire en Afrique montre à souhait que nous devons compter d’abord sur nous avant de voir l’aide qui nous aidera de se passer de l’aide.

Malgré notre richesse économique, culturelle, sociale et même historique, l’Afrique n’occupe pas encore la place qu’elle mérite dans le concert des nations. Elle se contente de strapontins et se trouve être le théâtre des opérations de guerre, de famine et d’expérimentation de fausses solutions pensées avec le cerveau des autres pour nous africains.

Aujourd’hui plus que jamais, il ne faut nous interroger sur ce que nous africains et amis de l’Afrique voulons pour ce beau continent. Les devanciers et pères de l’indépendance ont fait leur part et aujourd’hui le flambeau se retrouve entre nos mains. Que faisons-nous de ce flambeau? Le feu est-il allumé ?

Il est clair que nous avons un leadership affirmé au sommet des États mais aussi une conscience collective et individuelle assez élevée pour porter cette Afrique.

Il est temps que l’Afrique sorte du berceau et conquiert le monde en proposant aux autres sans complexe aucun ses valeurs, sa riche culture et sa vision.

Chers africains, prenons notre destin en main et assumons notre africanité tout en restant ouvert au monde. Finalement, n’est ce pas toi et moi qui pouvons freiner ou faire décoller l’Afrique?

Jeunes, reprenons nos esprits et notre leadership pour une Afrique unie et gagnante.

Bonne réflexion!

Africain, si tu ne crois pas en toi, qui doit croire en toi?

Amos Zong-Naba, citoyen africain

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