Roch Kaboré « est pris injustement en otage par un groupe d’individus assoiffés de pouvoir » (Désiré Guinko)

La Coordination des organisations pour la libération de Roch Marc Christian Kaboré compte organiser un meeting pacifique de protestation contre la « détention arbitraire » de l’ex président du Faso, le samedi 28 mai 2022 au quartier Patte d’Oie de Ouagadougou.
La coordination des organisations pour la libération de Roch Marc Christian Kaboré entend entreprendre des « actions citoyennes » pour l’atteinte de leur objectif. Déjà, les responsables de cette coordination comptent organiser un « meeting pacifique ».
« Cette activité dont nous insistons sur le caractère pacifique et qui est en droite ligne avec la défense des droits humains, se tiendra le samedi 28 mai 2022 à partir de 8h00 au rond-point des droits humains sis à la Patte d’Oie. Son but essentiel est de porter hautement la voix, afin que l’opinion nationale et internationale sache la vérité cachée, afin que tout le monde sache que le Président Kaboré, homme de paix, de tolérance, qui a évité un bain de sang le 24 janvier entre les forces de défense et de sécurité, est pris injustement en otage par un groupe d’individus assoiffés de pouvoir », a déclaré Désiré Guinko, porte-parole de la coordination.
Concernant la légalité de ce meeting, Désiré Guinko a fait savoir que la coordination a à peine deux semaines d’existence, ce qui fait qu’elle n’a pas encore de récépissé. Compte tenu de cela, le responsable d’une des structures membres a déposé depuis le lundi 23 mai 2022, une demande d’occupation de l’espace public au niveau du Haut Commissariat de la province du Kadiogo, selon Désiré Guinko . Côte sécurité, les initiateurs de ce meeting disent avoir pris toutes les dispositions.
Considérant le caractère pacifique de ce meeting, Désiré Guinko a opiné que les autorités n’ont pas de raison de s’opposer à sa tenue. « S’il y a refus le 28, qu’ils veuillent ou qu’ils ne veuillent pas, nous allons manifester. Nous allons manifester et nous allons toujours passer par les normes. (…) Si on nous empêche, nous allons passer par d’autres méthodes pour maintenir une activité », a-t-il martelé.
A l’en croire, la coordination poursuivra son objectif tout en se déployant sur le plan national. Les responsables de cet ensemble de structures de la société civile entendent arrêter leurs activités « dès que le président Kaboré est libéré, dès qu’il est libre de tous ses mouvements, dès qu’il reçoit qui il veut, dès qu’il peut sortir aller et venir quand il veut, quand il peut appeler au téléphone qui il veut quand il veut ».
Josué TIENDREBEOGO
Faso7



