Ibrahim Traoré : « Le Burkina Faso est loin pour le moment de remplir les conditions d’un État nation digne de ce nom »

L’Association des Citoyens Leaders (ACLE) a animé une conférence de presse ce samedi 21 mai 2022, à Ouagadougou. Il était question pour l’association de se prononcer sur la situation sécuritaire et la cohésion sociale.

La crise sécuritaire et la cohésion sociale ont été les deux objets du point de presse de l’Association des citoyens leaders (ACLE). Selon le président de l’ACLE, Ibrahima Traoré, la cause du terrorisme au Burkina Faso se trouve dans  l’individualisme, le clientélisme politique, le repli identitaire et le communautarisme. Pour lui, les terroristes se sont appuyés sur cela pour se répandre.

« Le Burkina Faso est loin pour le moment de remplir les conditions d’un État nation digne de ce nom. Le jeu des intérêts, la corruption, l’injustice, l’égoïsme et l’intolérance persistent à tous les niveaux de la société. Du reste le terrorisme n’est que la conséquence de tous ces manquements précédemment évoqués », a-t-il dit.

Selon ses propos, il faudra tirer les leçons si le Burkina Faso aspire réellement à une véritable paix. Il a par ailleurs indiqué que les autorités de la transition doivent être  « intraitables contre les complices ainsi que les traîtres » pour réussir leur mission. Il appelle aussi à une union de toutes les composantes de la société pour une victoire face aux terroristes.

« Tant qu’au sein de l’armée on ne parlera pas le même langage dans cette lutte contre le terrorisme, il serait difficile d’atteindre des résultats tangibles. Il serait également difficile d’avoir l’adhésion de toute la population. La lutte contre ce phénomène requiert une union sacrée d’abord au sein de l’armée, ensuite entre les hommes politiques et enfin entre les communautés », a-t-il déclaré.

Aussi, l’association veut des nouvelles autorités de la transition un nouveau type de citoyens burkinabè qui poseront des actes louables car selon elle, cela va amener les Burkinabè à exécuter leurs devoirs dans la dynamique du développement, de la construction et de la consolidation de la paix.

Pour ce faire, l’ACLE invite les Burkinabè à être solidaires et à prôner la justice et la bienfaisance. « L’humanité en général et le Burkina Faso en particulier souffrent du manque criard de cette valeur cardinale. Nous parlons ici de la Solidarité au sens de l’amour du prochain, du bien-être du prochain », a laissé entendre Ibrahima Traoré.

Lazard KOLA

Faso7

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