Chronique judiciaire : Devant le tribunal pour avoir volé une dolotière

KA est une dame de 36 ans, ménagère  et mère de deux enfants. Elle est domiciliée au secteur 1 de Ouahigouya. Il lui est reproché  d’avoir soustrait frauduleusement la somme de 80 500 francs CFA  appartenant à T.L.A, le 8 décembre 2021. C’était aux alentours d’un cabaret du même secteur. Interrogée par le président du tribunal, la prévenue refuse catégoriquement de reconnaître les faits à elle reprochés.

Elle explique qu’elle partait fréquemment au cabaret pour prendre du dolo. T.L.S, la dolotière était son amie. Le 8 décembre 2021, elle s’est rendue au cabaret autour de 14h50 pour se faire servir le dolo avant de retourner à la maison pour déposer son enfant à l’école à 15h. Le lendemain la dolotiere et d’autres personnes se sont présentées chez elle pour lui reprocher le vol de 80 500 FCFA.

 La dolotière explique que le jour des faits, elles étaient assises en groupe au cabaret. Elle a remis 80 500 FCFA  sous les yeux de la prévenue à G.S (une mineure) d’aller remettre à sa grand-mère à environ 200 mètres. Pendant qu’elle partait remettre l’argent, la prévenue s’est levée pour rentrer chez elle.

Le lendemain  l’argent n’est pas arrivé à destination. La dolotière interroge la fillette qui explique : « La dame  habillée en pantalon noir et dessus jaune qui était assise avec vous m’a dit que vous avez dit de lui remettre l’argent en cours de route ». Le témoin C.F confirme qu’elle a effectivement vu la prévenue intercepter G.S mais ignore ce qu’elles faisaient.

C’est ainsi que T.L.s  s’est rendue à la brigade territoriale de gendarmerie de Ouahigouya afin de porter plainte contre K .A . S’en suivra leur déferrement à la justice.

La victime se constitue partie civile et réclame la somme de 80 500 FCFA.

Le procureur, après avoir écouté attentivement la prévenue, estime qu’il n’y a pas de cohérence dans ses déclarations. Ainsi, les faits sont clairs, estime-t-il. Il demande au tribunal de la déclarer coupable des faits de vol à lui reprochés et requiert une peine d’emprisonnement de 12 mois plus une amende de 500 000  francs CFA, le tout assorti de sursis.

Le tribunal a déclaré la prévenue coupable des faits de vol à lui reprochés puis la condamne à une peine d’emprisonnement de 12 mois plus une amende de 500 000 francs CFA, le tout assorti de sursis. Par ailleurs, le juge a enjoint la prévenue de payer à la partie civile  la somme de 80 500 F CFA à titre de dommages et intérêts.

Faso7

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