Burkinabè de Côte d’Ivoire : Mahamadou Zongo prône la cohésion à Danané

L’ambassadeur du Burkina Faso en Côte d’Ivoire, Mahamadou Zongo, était à Danané, ville ivoirienne frontalière avec le Liberia, où il a rencontré les Burkinabè qui y vivent, rapporte le journal Sidwaya. D’après les informations de cet organe de presse, les Burkinabè de cette localité connaissent en leur sein des problèmes de leadership et foncier.

Mahamadou Zongo, l’ambassadeur du Burkina Faso en Côte d’Ivoire s’implique pour le règlement des conflits que connaissent ses compatriotes vivant à Danané. En effet, il a marqué une halte dans cette ville ivoirienne près de la frontière du Liberia, le jeudi 28 avril 2022, alors qu’il était de retour de Monrovia où il a rencontré les Burkinabè vivant au Liberia, selon le Journal Sidwaya.

« Les Burkinabè, dont certains vivent depuis des décennies à Danané, s’investissent dans la production du cacao, du café, de l’hévéa et de l’anacarde, dans les forêts », note le journal.

Par rapport aux Burkinabè qui vivent au pays de Georges Weah et majoritairement au comté de Grand Gedeh, l’ambassadeur a révélé qu’ils ne s’entendent pas à cause des questions de leadership et de gestion des terres et que nombre d’entre eux arrivent sur le territoire libérien sans papiers d’identité, indique Sidwaya.

En réponse, le diplomate a prodigué des conseils à ses compatriotes vivants dans cette partie du monde, pour la résolution de leurs problèmes, ajoute l’organe de presse.

Concernant le cas de Danané, le conflit de leadership est aussi une réalité, selon le constat de Mahamadou Zongo, rapporté par Sidwaya. « Selon le témoignage du délégué consulaire local, Noufou Maiga, la question du leadership alimente des tensions au sein de la communauté burkinabè », fait savoir le journal.

Sur le sujet, l’ambassadeur burkinabè a adressé un message de cohésion qu’il avait livré à Monrovia, à ses compatriotes de Danané. « S’il y a des problèmes, il faut vous mettre autour de la table et discuter pour trouver une solution. Si vous n’arrivez pas à trancher, il faut vous référer aux autorités consulaires et locales », recommande l’ambassadeur.

Outre le conflit de leadership, le délégué consulaire a indiqué que certains compatriotes payent des terres avec les propriétaires terriens, sans passer par les autorités ivoiriennes et qu’après, des familles viennent se plaindre que les terres leur appartiennent, alors que les Burkinabè concernés ont déjà produit dessus, selon Sidwaya.

« Pour ce cas de figure, relève-t-il, des concertations sont menées et des terrains d’entente sont très souvent trouvés », ajoute l’organe de presse.

Faso7

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