Norme ITIE : Le Burkina Faso capitalise l’apport des journalistes

Du 20 au 22 avril 2022 se tient à Koudougou, un atelier d’échanges et de collecte des productions journalistiques sur le secteur minier pour la période 2020-2022 au Burkina Faso.

Organisée par le Secrétariat permanent de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (SP-ITIE), cette rencontre qui rassemble une trentaine de journalistes se tient dans le cadre de la préparation de la troisième évaluation du Burkina Faso sur la mise en œuvre de la norme ITIE à laquelle le pays a adhéré en 2008.

Ainsi, à partir du 1er janvier 2023, le Burkina Faso sera de nouveau évalué sur la mise en œuvre de la norme ITIE qui est une initiative mondiale de promotion de la bonne gouvernance dans le secteur extractif. Notons que le pays a déjà réussi deux évaluations en 2017 et en 2019.

la preuve que les journalistes ont accès aux sources d’informations

Pour réussir l’évaluation qui s’annonce, des prérequis sont à satisfaire, notamment sur la redevabilité et la transparence. Partant, le Burkina Faso doit faire la preuve que des productions journalistiques ont été faites en lien avec la gouvernance du secteur extractif, selon le nouveau modèle d’évaluation.

Selon Mamadi Napon, Président du comité ad hoc chargé de la validation du rapport ITIE, membre du comité de pilotage, toute transparence passe par la communication. S’il n’y a pas de communication, il n’y a pas de transparence, fait-il savoir.

« Il est impossible de parler de transparence sans évoquer la question de l’information. L’ITIE, dans son nouveau modèle d’évaluation, exige de chaque pays, qu’il fasse la preuve que les journalistes ont accès aux sources d’informations dans le secteur minier et qu’ils produisent sans entrave », a indiqué Mamadi Napon.

Mamadi Napon (milieu), Président du comité ad hoc chargé de la validation du rapport ITIE – © – Faso7

Pour Jonas Hien, Président du collège de la Société civile dans le Comité de pilotage, il « est important que ces genres de rencontres soient organisés de façon régulière au profit des médias. Cela va démonter la participation de la communication à la mise en œuvre de ce processus ».

A travers cette rencontre, il s’agira pour le Secrétariat permanent de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (SP-ITIE) de collecter les productions réalisées entre 2020 et 2022 portant sur le secteur minier d’une part, et d’autre part, sensibiliser les hommes et femmes de médias sur la Norme ITIE et le nouveau modèle de validation.

En rappel, l’or est le premier produit d’exportation du Burkina Faso et les revenus nets générés par le secteur extractif (y compris les sous-traitants miniers) pour l’année 2020 s’élèvent à plus de 291 milliards de FCFA.

Lire ➡️ Le Burkina Faso a produit 66,858 tonnes d’or en 2021

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page