Burkina Faso : L’ONEA veut accroître ses capacités d’approvisionnement en eau potable

Les Directeurs régionaux (DR) de l’Office Nationale de l’Eau et de l’Assainissement (ONEA) se sont prononcés sur la situation de l’approvisionnement en eau potable dans les centres que l’institution couvre. C’était au cours d’une conférence de presse ce 21 avril 2022 à la station de pompage SP3 de l’ONEA sis au quartier Bendogo de Ouagadougou.

L’Office Nationale de l’Eau et de l’Assainissement (ONEA) compte entreprendre des actions afin de renforcer sa production et sa distribution en eau potable. Elle envisage aussi étendre son réseau d’adduction. D’après Filias Ouédraogo, Directrice Régionale (DR) de l’ONEA à Ouahigouya, l’institution prévoit à court terme d’augmenter les capacités de pompage de ses stations dans les villes dont Ouagadougou, Dori et Kaya et de raccorder aussi 43 forages dans plus de 20 centres. Elle a ajouté que l’ONEA projette aussi des travaux de pose de conduits de différents diamètres.
« À long terme, des projets structurants sont programmés. A Ouagadougou on a la phase 3 de Ziga qui va consister en l’augmentation de la capacité de la production de 500 m3/heure supplémentaire. Il y a aussi l’AEP Ouaga horizon 2075. A Bobo-Dioulasso, nous avons le renforcement de la capacité de la production de 2000 m3/heure et l’augmentation du stockage de 5000 m3/heure. Il y a aussi l’AEP (Approvisionnement en eau potable, ndlr) Bobo à partir du barrage de Samandéni », a fait savoir la Directrice Régionale.

Toujours sur le long terme, la responsable de l’ONEA à Ouahigouya a continué en disant qu’il y a aussi des projets de construction de centres de production d’eau (CPE) à partir du lac Dem pour alimenter Kaya, Boussouma et Toécé ; à partir du barrage de Toécé pour alimenter Yako, Gourcy, Boussé ; à partir du barrage de Bagré pour alimenter Tenkodogo, Bittou, Garango et les villages traversés ; à partir du barrage de Sanghin pour alimenter Koupéla, Zorgho, Pouytenga, Boulsa, Bogandé et à partir du forage de Kouka pour alimenter Kouka, Solenzo, Koudougou et les villages traversés. « D’autres projets d’alimentation en eau potable sont également prévu à Fada, Banfora, Niangoloko et Bérégadougou, Ouahigouya, Seguénéga », a-t-elle ajouté.

L’Office couvre 58 localités sur le plan national © Faso7

Pour donner les raisons de ces futures réalisations, la DR ONEA de Ouahigouya a dressé la situation actuelle des capacités de l’Office. Elle a informé que l’Office couvre 58 localités sur le plan national et que la plupart des centres d’approvisionnement de l’ONEA connaissent des déficits dans l’accès en eau potable. Selon elle, cela est due à l’insuffisance des capacités de production et de distribution. « Aujourd’hui, notre capacité de production journalière est de 462 025 m3 avec une production moyenne journalière de 349 742 m3. Le déficit journalier est d’environ 51 568 m3 correspondant au cumul des besoins des centres déficitaires », a-t-elle ajouté.

La question de l’assainissement abordée

Les contraintes auxquelles fait face l’ONEA dans la conduite de ses activités ont été évoquées par la DR ONEA de Ouahigouya. Elle a cité le contexte hydraulique défavorable ; l’instabilité de la fourniture d’énergie électrique ; la démographie et l’urbanisation galopantes, la situation sécuritaire difficile dans certains centres notamment Arbinda, Djibo, Titao, Tougan, Dori, Sebba, Diapaga, Pama, Kompienga et Gayeri, Gorom ; l’afflux massif des personnes déplacées internes dans certains centres comme Kaya, Kongoussi, Fada, Djibo, Ouahigouya, Tougan, Toma ; les difficultés avec les propriétaires terriens pour la réalisation des investissements et enfin l’occupation des barrages exploités et la pollution liée aux activités anthropiques. « L’ONEA est conscient de sa mission de service public de l’eau est indispensable pour le bien des populations, le développement des villes et encore plus à même la préservation de la paix sociale », a-t-elle conclu.

La question de l’assainissement n’a pas été oubliée au cours de ce point de presse. Il faut dire que des actions sont entreprises de façon à pourvoir augmenter la capacité de réception des boues au niveau des stations afin de pouvoir répondre à la forte demande, à en croire Ousmane Pitroipa, Directeur Exploitation Eau Potable de l’ONEA. « Actuellement nous sommes en train de conduire des études sur une dizaines de villes pour qu’à l’horizon 2025 nous arrivons à réaliser 10 nouvelles stations de traitement des boues de vidange pour prendre en charge cette problématique », a-t-il fait savoir.

Josué TIENDREBEOGO

Faso7

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