Insécurité à Gorom-Gorom : Des élèves et étudiants tirent la sonnette d’alarme

L’Association des Élèves et Étudiants Ressortissants de l’Oudalan (AEERO) a initié ce samedi 16 avril 2021 à Ouagadougou, un thé débat suivi d’une rupture collective du jeûne sous le thème : « Situation sécuritaire à Gorom-Gorom: quelles perspectives ? ».

Gorom-Gorom, chef-lieu de la province de l’Oudalan dans la Région du Sahel, vit des heures troubles. La localité fait face à la recrudescence des attaques terroristes depuis plusieurs jours. Les populations manquent d’eau, d’électricité, de carburant, de denrées alimentaires et de réseau téléphonique. Plusieurs écoles ont été obligées de fermer. Seulement, quatre centres de santé sont fonctionnels dans la localité et le nombre des personnes déplacées internes ne fait qu’augmenter. C’est ce qu’ont fait savoir les membres de l’Association des Élèves et Étudiants Ressortissants de l’Oudalan.

Selon le Président de l’AEERO, Abdalla Ould Abdouramane, l’objectif de ce thé débat est de faire un état des lieux de la situation dans la province et faire des propositions de solutions afin de venir en aide aux populations qui vivent des moments troubles.

« Le but de ce thé débat, c’est de discuter de la situation qui prévaut chez nous dans l’Oudalan plus spécifiquement à Gorom-Gorom, une ville coupée du reste du monde. Les populations de Gorom-Gorom n’ont ni carburant ni eau. Elles n’ont pas d’électricité, pas de réseau téléphonique et surtout pas accès aux denrées alimentaires. (…) L’objectif, c’est de trouver des solutions endogènes. Qu’est-ce que nous en tant que jeunes de la localité peuvent apporter comme solution », a-t-il expliqué.

« Amener le gouvernement à prendre ses responsabilités »

A l’issue des échanges plusieurs propositions ont été faites. En effet, les membres de l’AEERO ont décidé de lancer des cotisations pour réaménager les forages défectueux de la localité, pour secourir les populations en état de famine. Par ailleurs, une page Facebook sera créée et dénommée « SOS Oudalan ». Le but de la création de la page Facebook sera de montrer aux yeux des Burkinabè et du monde, les réalités que vivent les populations de Gorom-Gorom et mettre le gouvernement devant les faits afin qu’il prenne les dispositions pour faciliter l’organisation de convois de ravitaillement à l’Oudalan, en carburant et en denrées alimentaires, a fait savoir le président de l’association.

« Il faut amener le gouvernement à prendre ses responsabilités. En tant que structure jeune, nous avons une capacité infirme pour réagir et résoudre le problème.  Pour les actions de grandes envergures, ce que nous pouvons faire, c’est mettre la pression, faire beaucoup de bruits pour faire réagir les autorités. (…) Il faut mettre les autorités face à leur responsabilité », s’est exprimé Souleymane Maïga, ressortissant de Dori et membre de l’AEERO.

Aussi, l’AEERO fera un plaidoyer auprès des organisations non gouvernementales, des entreprises minières de l’Oudalan, des réseaux de téléphonie mobile et auprès des autorités communales, provinciales et gouvernementales, pour que des actions soient menées pour le bien-être des populations de l’Oudalan et des environs, selon les membres de l’association.

Ismaël Saydou GANAME (Stagiaire)

Faso7

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