Commune de Sabcé : L’ex maire Rigobert Nassa accusé de vouloir « effacer les œuvres » de son prédécesseur Célestin Pierre Zoungrana Sabcé

Ce mardi 30 mars 2022 s’est ouvert le procès qui oppose Pierre Célestin Zoungrana à Nassa Rigobert, tous les deux, anciens maires de la commune de Sabcé, dans la province du Bam, Région du Centre-Nord. Le premier est poursuivi par le second pour destruction volontaire de biens, notamment un radier sur le marigot de Yembskango dans la localité de Loungo et l’ancien mur de la mairie de la commune de Sabcé.

Le procès qui oppose Rigobert Nassa et Pierre Célestin Zoungrana, deux anciens maires de la commune de Sabcé s’est ouvert ce 30 mars 2022 et il a été mis en délibéré pour le 13 avril 2022.

L’ex maire Célestin Zoungrana a saisi la justice contre Rigobert Nassa, également ancien maire, pour avoir d’une part, détruit de façon « délibérée » et « unilatérale » l’ancien mur de la mairie de la commune de Sabcé et d’autre pour part pour avoir détruit un radier situé sur le marigot de Loungo, une localité située à une dizaine de kilomètres de Sabcé.

Célestin Zoungrana estime qu’il est le propriétaire de ces infrastructures détruites car, selon lui, il a investi ses fonds propres pour leur construction. Pour le cas spécifique du radier détruit, l’ancien maire estime avoir été lésé moralement parce que l’infrastructure en question portait son nom. « C’est mon bien parce que c’est mon argent qui a construit », a -t-il affirmé.

Selon le conseil de Célestin Zoungrana, Me Maria Kanyili, derrière les actes de « destruction » de Rigobert Nassa, se cache une intention de vouloir effacer les œuvres réalisées par son client pour sa commune.

Pour réparation, la partie civile demande à Rigobert Nassa le payement de dommages et intérêts de 91 360 000 FCFA pour la destruction du radier, 24 072 150 FCFA pour la destruction du mur, 100 000 000 FCFA pour préjudice moral et 5 000 000 FCFA pour les frais d’avocat.

Pour sa part, l’accusé a rejeté les faits à lui reprochés. « Monsieur le Président, je ne reconnais pas les faits », a déclaré Rigobert Nassa au juge.

D’abord, Rigobert Nassa a fait savoir que la destruction du mur de la mairie est l’œuvre du ministère en charge de l’Administration territoriale, dans le cadre d’un projet de restructuration de la mairie à la suite d’un incendie.

Quant à la destruction du radier, il a fait comprendre que cette action rentre dans le cadre de la construction d’une voirie qui a fait l’objet d’une délibération du Conseil Municipal de Sabcé. « Nous avons des techniciens qui sont là et qui ont fait l’étude. Ce n’est pas moi le maire qui pars sur le terrain pour les travaux techniques », a-t-il ajouté tout en précisant que l’étude faite dans le cadre de la construction de la voirie préconisait que le radier soit détruit.

Pour sa part, le Procureur du Faso près le Tribunal de Grande Instance de Kongoussi, a estimé que les infractions reprochées à l’accusé sont non constituées, sur la base de l’article 622-1 du Code Pénal du Burkina Faso. Il a par conséquent demandé que l’accusé Rigobert Nassa soit relaxé.

Le juge a décidé de renvoyer l’affaire en délibéré. Le verdict sera connu le 13 avril 2022.

Josué TIENDREBEOGO

Faso7

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page