Ramadan 2022 : Une opération de contrôle des prix initiée par le ministère en charge du commerce

Ce mardi 29 mars 2022, le ministère en charge du commerce a lancé une opération de contrôle des prix des produits de grande consommation. Une initiative engagée en vue   de permettre aux consommateurs  de passer un mois de Ramadan en toute quiétude à l’abri des augmentations des prix

En cette entrée du mois de Ramadan, le ministère en charge  du commerce mène une opération de contrôle sur les prix, la qualité et les poids des produits de grande consommation. Ce contrôle prend en compte entre autres le sucre, l’huile et le lait. L’objectif du contrôle lancé est de constater l’existence des produits, les prix et vérifier la conformité des prix avec les normes du protocole d’accord existant.

Selon le ministre en charge du commerce Abdoulaye Tall, cette tournée de vérification des  prix à pour cause, la volonté de certains acteurs de créer des pénuries pour augmenter le coût des produits. Pour lui, cette action se justifie également par la conjecture internationale avec la crise ukrainienne. Il a aussi indiqué que cette opération permettra de protéger le consommateur burkinabè et d’aider les sociétés contre la faillite.

  « Cette année particulièrement, le contexte internationale fait qu’il y a une pression sur les prix. Et vous savez que les produits à grande consommation dans notre pays sont  à prix réglementé. À ce titre, comme la demande va exploser du fait  du mois de Ramadan, la tentation est grande pour certains acteurs soit de créer une sorte de pénurie, avec comme  finalité une augmentation des prix de façon anormale en dehors  du cadre légal », a déclaré le ministre Abdoulaye Tall.

Deux stocks et deux  boutiques ont été touchés par cette première sortie du ministère. À entendre Zanga Seydou Sessouma, un commerçant grossiste, cette tournée est salutaire vu qu’elle permet de rassurer les consommateurs. « Les prix qui ont été appliqués ici sont des prix du gouvernement. (…) S’il y a un changement  sur le terrain, c’est parce généralement à l’usine qu’il a eu du changement. Si non, ce ne sont pas les commerçants qui décident par eux même d’augmenter les prix. Actuellement le prix appliquer sur le carton de sucre est 18750 francs CFA, pour le sac de 50kg ca coute 30000 francs CFA», clarifie t-il.

Quand à Boubacar Ouédraogo, un autre commerçant grossiste spécialisé dans le commerce de produits alimentaires,  il estime qu’il n’est nullement question d’augmentation de prix en ces temps de mois de carême synonyme de grâce, selon lui. Il a même souligné qu’il faudrait diminuer  pour avoir des bénédictions. « Quand on a choisi de satisfaire la population, c’est à notre souhait et engagement. Donc, nous prenons acte », a-t-il rassuré.

Après cette série de visites, le ministre a  rassuré que le niveau actuel des stocks en  plus des carnets de commandes des acteurs, garantissaient une satisfaction de la demande. « Sur la base des différents éléments, nous avons foi que  les stocks disponibles plus les stocks en cours de route pour être livrer au pays permettront de faire face à ce pique de consommation », a-t-il soutenu.

Par ailleurs Abdoulaye Tall a invité les consommateurs, à dénoncer les pratiques illicites à travers les numéros verts 80 00 11 84 et 80 00 11 86. Il faut noter également que cette première opération a été conduite par la direction de contrôle de la brigade active de contrôle et l’Agence burkinabè de normalisation et de métrologie (ABNORM).

Joël THIOMBIANO (stagiaire)

Faso7

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