Chemin de fer Burkina-Côte d’Ivoire : Des Ouagalais à nouveau dans la rue pour exiger l’annulation de la concession avec Bolloré

Répondant à l’appel du Consortium Burkina 2050, plusieurs personnes ont marché à Ouagadougou ce 26 mars 2022 pour exiger l’annulation des contrats ferroviaires qui lient le Burkina Faso au groupe Bolloré. Cette fois-ci, les marcheurs avec à leur tête la coordonnatrice du consortium, Nestorine Sangaré, se sont rendus au siège de l’Assemblée nationale pour y déposer une lettre d’interpellation.

On se rappelle que le 22 février 2022, une première marche avait été organisée pour le même mobile.  La Coordonnatrice du Consortium avait déposé lors de cette marche, des lettres d’interpellation au niveau du siège du groupe Bolloré et au ministère en charge du Transport du Burkina Faso.

Le  Consortium Burkina 2050 estime que l’entreprise SITARAIL, filiale du groupe Bolloré gère mal le chemin de fer. « Depuis près de trois décennies, le peuple burkinabè observe la destruction progressive du patrimoine ferroviaire national. Ce patrimoine construit pendant la colonisation est très mal géré par l’entreprise SITARAIL à qui la gestion a été accordée », a déploré Nestorine Sangaré.

Des anciens travailleurs de la SITARAIL et des chauffeurs de taxi ont participé à la marche du Consortium 2050

Selon les explications de la Coordonnatrice, depuis le 12 décembre 1994 , les Etats ivoirien et Burkinabè collaborent avec la SITARAIL pour la gestion de leurs chemins de fer. Elle dit constater qu’il y’a eu plusieurs manquements aux obligations du Concessionnaire au cours des 27 années de gestion.

De ce qui précède, les marcheurs ont entrepris également d’introduire une pétition qui sera déposée auprès de l’Assemblée Législative de Transition (ALT). Pour le moment le nombre de signatures requis pour cette pétition n’est pas encore atteint, selon Nestorine Sangare. En attendant, elle a décidé de déposer une lettre d’interpellation auprès de l’ALT. « Nous lançons un appel à l’institution parlementaire d’user de toutes ses prérogatives pour contribuer à sauver les intérêts du peuple burkinabè dans cette affaire. Nous invitons l’Etat à veiller à ce que la gestion soit rapidement confiée à des acteurs nationaux ou internationaux capables de réhabiliter et de sauvegarder le patrimoine ferroviaire en faveur du développement socio-économique de notre pays », a déclaré Nestorine Sangaré.

 »Nous lançons un appel à l’institution parlementaire d’user de toutes ses prérogatives pour contribuer à sauver les intérêts du peuple burkinabè dans cette affaire », Nestorine Sangaré

La correspondance en question a été reçue par Norbert Tankoano, secrétaire général adjoint de l’Assemblée nationale. L’ Assemblée nationale n’ayant pas encore d’organe décisionnel, Nobert Tankoano a promis de transmettre le document à qui de droit au moment opportun.

Lire ici?Chemin de fer Abidjan – Ouaga : “Nous avons pour vocation de développer les réseaux ferroviaires, pas de les bloquer”

En plus de l’ALT, le Consortium Burkina 2050 compte envoyer des lettres similaires au Gouvernement la Transition, au président du Faso, au Premier ministre et au président de la Cour Constitutionnelle. L’objectif selon Nestorine Sangaré est que ces personnalités de l’Etat burkinabè travaillent de concert à satisfaire les requêtes du Consortium.

Suivre le direct de la marche ici?

Josué TIENDREBEOGO
Faso7

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