Universités : La FESCI-BF demande la suppression de la plateforme CampusFaso

La Fédération estudiantine et scolaire pour l’intégrité au Burkina Faso (FESCI-BF) a tenu une conférence de presse ce jeudi 3 mars 2022 à Ouagadougou. Il était question pour la fédération, selon elle, de se prononcer sur la « dégradation des conditions sociales et académiques des étudiants ».

Lors de cette conférence de presse, la FESCI-BF a demandé l’arrêt immédiat de ce qu’elle appelle, « les nouvelles reformes anti-étudiants sur le FONER et le CIOSPB ». Par ailleurs, la fédération a exigé l’ouverture immédiate d’une session extraordinaire pour permettre aux étudiants qui n’ont pas postulé pendant l’année écoulée de le faire.

Également sur sa plateforme revendicative, la FESCI-BF a demandé la suppression de la plateforme CampusFaso, l’arrêt du processus de digitalisation des restaurants universitaires, le payement dans un bref délai par le FONER des 5563 étudiants dont les ont été rejetés par le FONER ainsi que ceux dont les dossiers ont été mis en attente pour insuffisance de ressources financières.

« Les conditions sociales des étudiants burkinabè se sont davantage dégradées depuis l’entame du processus de digitalisation mis en œuvre par notre ministère de tutelle à travers le Centre national des œuvres universitaires. En effet, cette digitalisation au lieu de l’accès aux œuvres sociales à l’étudiant, ne fait que constituer un véritable frein à leur accès. A ce niveau plusieurs faits attestent de l’inefficacité du système mis en place pour permettre par exemple à l’étudiant de se restaurer convenablement », s’est exprimé le Secrétaire général national adjoint de la FESCI-BF, Noël Togo.

De son côté, le secrétaire général de la FESCI-BF Augustin Pallo, a également fustigé la plateforme CampusFaso. « Cette plateforme CampusFaso qui est mise à la disposition des étudiants pour se restaurer au restaurant universitaire empêche les étudiants de se restaurer. (…) Nombreux sont ces étudiants qui sont inscrits sur la plateforme CampusFaso et qui n’arrivent pas à se restaurer. Et quand ils arrivent au niveau des restaurants universitaires, il y a des problèmes de connexion. Un étudiant peut recharger 2000 francs sur son compte CampusFaso et quand il part pour se restaurer, on dit ‘’solde insuffisant’’ », a-t-il laissé entendre.

Comme alternative, la FESCI-BF propose aux autorités universitaires de revenir à l’ancien système c’est-à-dire aux dépôts physiques du FONER et des inscriptions universitaires ainsi qu’au payement des tickets ordinaires du restaurent universitaire (RU). « On avait une méthode qui était que les étudiants venaient payer des tickets pour se restaurer au restaurant universitaire. Il n’y avait pas de problème de plateforme. Il n’y avait de problème de rang. Il n’y avait pas de problème de souffrance des étudiants. (…) Quand les étudiants déposaient leurs dossiers physiquement, on ne parlait pas de FONER de l’année antérieure, on parlait de FONER de l’année à venir », a déclaré Augustin Pallo.

Lazard KOLA

Faso7

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