Burkina Faso : Présentation de vœux du Collectif syndical CGT-B

A l’occasion du nouvel an, le Collectif syndical de la Confédération Générale du Travail du Burkina a effectué une cérémonie de présentation de vœux, à la bourse du travail de Ouagadougou ce 26 février 2022.

Après avoir indiqué que l’année écoulée était satisfaisante en termes de bilan, le porte parole de la CGT-B, Moussa Diallo, a appelé ses militants à rester vigilants aux nouveaux défis de l’année 2022 en cours. Par ailleurs, il donné sa lecture sur l’insécurité que connaît le Burkina Faso. Pour lui, la situation ne s’est pas améliorée malgré l’avènement du MPSR.  « La situation n’a pas changé. (…) Nous constatons que les attaques se poursuivent et que les déplacés internes grandissent en nombre. Pendant ce temps, on est entrain d’observer à Ouagadougou des balaises organisations de cérémonie. Pour le moment nous n’avons pas encore vu d’actes forts pour faire reculer les attaques terroristes. (…) Nous souhaitons que les autorités qui ont pris le pouvoir, qui ont justifié cette prise par l’insécurité, puissent rétablir la sécurité pour tous les burkinabè et aussi sécurisé leurs biens », s’est-il inquiété.

Aussi, Moussa Diallo a indiqué que la CGT-B est non seulement attachée au retour de la sécurité mais également au respect des libertés démocratiques et syndicales. Il estime qu’il ne faudrait pas prétexter de la lutte contre le terrorisme pour faire reculer les acquis des luttes des travailleurs ou embrigader les libertés démocratiques et syndicales.

Comme projet, à en croire Moussa Diallo, la CGT-B attend travailler pour la relecture du code de travail déjà déposé et continuer à veiller au respect des libertés individuelles et collectives.

Abordant toujours la question de la lutte contre le terrorisme, le secrétaire général de la CGT-B s’est prononcé sur la question du retrait des troupes françaises du Mali. « Ce n’est pas que nous sommes inquiets que les France quitte. Ce qui nous inquiète, c’est la faite de dire qu’il y a un impérialiste qui vaut mieux qu’un autre », s’est-il exprimé. Pour lui, la lutte contre le terrorisme doit être l’affaire des Africains. Aussi, selon lui, il faut aux peuples africains,  des partenariats stratégiques et gagnant gagnant, toujours basés sur le principe de respect mutuel.

Joël THIOMBIANO (stagiaire)

Faso7

 

 

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