Boulangeries de Harouna Kaboré, les cas Emile Paré et Seydou Zagré : Ce que Ibriga a dit à La Lettre du Faso

L’ancien ministre du commerce Harouna Kaboré a-t-il ouvert des boulangeries en Côte d’Ivoire ? Pourquoi Emile Paré a-t-il été gardé à vue aussi vite ? Et quel était le sort réservé à Seydou Zagré, ancien directeur de cabinet de l’ancien président Roch Kaboré ? Celui qui a été à la tête de l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte anti-corruption, Luc Marius Ibriga a répondu à nos confrères de la Lettre du Faso dans leur livraison du 8 au 14 février 2022.

L’ASCE-LC n’a pas trouvé de lien entre le ministre Harouna Kaboré et les boulangeries dont il était soupçonné d’avoir financé la construction en Côte d’Ivoire.  «Nous avons travaillé avec nos homologues ivoiriens par rapport aux boulangeries. Les informations que nous avons reçues de leur part sur la base de leurs investigations nous disent que c’est une société unipersonnelle. Une seule personne en est le propriétaire. Donc, il n’y a pas de lien qui puisse renvoyer à tel ou tel ministre», a expliqué le contrôleur général d’Etat Luc Marius Ibriga à nos confrères de La Lettre du Faso, dans une interview réalisée le 25 janvier 2022.

Du reste, l’ancien ministre, chantre du « Made in Burkina », a porté plainte contre les auteurs qui avaient les informations sur sa présumée paternité avec ces boulangeries. Le procès en diffamation est en cours et attend de livrer ses résultats. 

Le cas Eric Bougouma 

L’ancien ministre des infrastructures, Eric Bougouma, sur qui pesait des soupçons de construction de maison, a aussi été blanchi. L’ASCE-LC a fait des évaluations immobilières.

« En ce qui concerne le ministre Bougouma, il n’y avait pas de problème. C’était une maison familiale. Les différents membres de la famille avaient contribué à sa réalisation », a déclaré Luc Marius Ibriga. 

Interpellation de Emile Pargui Paré

L’opinion nationale a également suivi l’interpellation suivie de la garde à vue de Emile Pargui Paré, directeur général des Ecoles nationales de santé publique, pour des faits de frais de mission perçus sans déplacement. Le contrôleur général Marius Ibriga a assuré que cette interpellation n’entrait pas dans le cadre de l’opération « Mains propres » annoncée à l’époque par l’ancien président Roch Kaboré. 

« Le cas Emile Paré n’entre pas dans le cadre de l’opération mains propres. C’est un dossier qui nous est parvenu sur la base d’une dénonciation. Et l’ASCE-LC a fait ses investigations et a jugé nécessaire d’entendre les personnes puisque nos contrôleurs d’Etat ont le statut d’officiers de police judiciaire. Donc, ils peuvent garder à vue des personnes et les entendre. C’est ce que nous avons fait. Nous avons rédigé notre PV d’enquête préliminaire que nous avons acheminé au procureur du Faso. Nous n’avons fait que notre travail. Il ne faut pas prendre cela comme étant une opération mains propres », a déclaré le contrôleur d’Etat.

Avis de poursuite en cours contre Seydou Zagré

Le contrôleur général a également fait des révélations sur l’ancien directeur de cabinet de l’ex-Chef de l’Etat Roch Kaboré. Luc Marius Ibriga a confié qu’un avis de poursuite était sur le point d’être envoyé au président Kaboré. 

« Nous nous préparions à envoyer au chef de l’Etat, Roch Marc Christian (Kaboré), l’avis de poursuite qui concerne son directeur de cabinet pour attester la preuve. Dans laquelle nous lui précisions qu’il n’y avait pas seulement le directeur de cabinet et que l’opération mains propres devrait commencer par la présidence du Faso. Car, à la présidence, il y a eu un certain nombre d’actes, à savoir les audiences monnayées, les problèmes de gestion que nous avons constatés », a révélé l’interlocuteur de nos confrères de La Lette du Faso.

D’autres personnes sont également concernées par ces avis de poursuite, a ajouté Luc Marius Ibriga.

Faso7

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