Transition au Burkina Faso : Minimum 3 ans de transition, selon un groupe de citoyens

Le Groupe de citoyens d’appui à l’opérationnalisation de la transition a appelé la CEDEAO à prendre acte de la venue du Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR) au pouvoir. Ce jeudi 3 février 2022, Lookmann Sawadogo et ses camarades ont appelé l’institution sous régionale à prendre en compte les aspirations du peuple burkinabè quand il va s’agir de prendre des sanctions à l’encontre du « Pays des Hommes intègres ».

Face à l’expérience malienne, ils sont nombreux les Burkinabè à redouter des sanctions de la CEDEAO contre le Burkina Faso. Ainsi donc, Lookmann Sawadogo  et ses camarades du Groupe des citoyens d’appui à l’opérationnalisation de la transition  ont appelé la CEDEAO à comprendre « la force majeure et l’instinct de survie » qui ont justifié l’intervention du MPSR. Pour eux, l’institution sous régionale « doit accompagner le MPSR si elle se soucie du bien-être des populations ».

« La CEDEAO doit tirer des leçons de l’incompréhension et la révolte que des sanctions disproportionnées ont créées dans ses rapports avec le peuple malien, toute chose qui constitue un échec au regard de l’objectif communautaire qui fonde la création de l’organisation », a laissé entendre  le porte-parole du groupe Evariste Faustin  Konsimbo.

Allant plus loin dans leurs propos, les membres du groupe ont signifié que l’avènement du MPSR au pouvoir est la preuve que les populations étaient excédées par la « léthargie du pouvoir déchu » face à la situation sécuritaire. Et pour justifier d’avantage leurs assertions, ils ont indiqué qu’un tel engouement pour eux dénote du rejet total de la gouvernance de Roch Kaboré.

« Il vaut mieux prendre le temps de mieux faire que de se précipiter »

La sécurité et le retour des personnes déplacées sont, selon le Groupe des citoyens d’appui à l’opérationnalisation de la transition, les attentes du peuple burkinabè. Des attentes qui pourront être comblées dans la ligne de la transition que s’apprête à vivre le Burkina Faso. « Il vaut mieux prendre le temps de mieux faire que de se précipiter, surtout que l’on a une expérience de précipitation », a lancé Lookmann Sawadogo. Une manière pour lui d’appeler la CEDEAO à sortir du « fétichisme des dates », au risque de germer de nouveaux conflit.

Revenant sur la transition elle-même, le Groupe des citoyens d’appui à l’opérationnalisation de la transition propose une durée d’au moins trois ans sous la gestion intégrale des militaires. Ils ont alors appelé à un dialogue constructif entre la CEDEAO et les nouvelles autorités burkinabè en vue d’une sortie de crise.

Il faut noter que cette sortie du groupe intervient au moment où les chefs d’État de  la CEDEAO tiennent un sommet sur les situations politiques du Burkina Faso, du Mali et de la Guinée.

Joël THIOMBIANO (stagiaire)

Faso 7

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Un commentaire

  1. Il ne faut pas se précipiter ..minimum une transition de 8ans permettrait de bien mettre les choses en place

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