La Russie plaide la « non-ingérence » au Mali

Le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies (ONU) a tenu une réunion le mardi 11 janvier 2022 à Genève sur la situation du Mali. Cette réunion intervient suite aux sanctions prises contre la Transition malienne par l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO). A l’occasion de cette réunion à l’ONU, la Russie a plaidé en faveur du Mali.

Le Représentant permanent russe Vassali Nebenzi, dans son discours à la réunion du Conseil de sécurité de l’ONU tenu le mardi 11 janvier a plaidé en faveur du Mali. Pour Vassali Nebenzi, « l’imposition de sanctions contre un pays déjà en difficulté peut conduire à une détérioration dramatique de la situation de la population ».

Il dit comprendre les obligations de rétablir l’ordre constitutionnel, mais demande de prendre en compte les réalités du terrain. « Nous partons du postulat que les obligations de rétablissement de l’ordre constitutionnel doivent être mises en œuvre en tenant compte des réalités de terrain ayant leur logique propre et nécessitant l’introduction de certains ajustements », a-t-il déclaré.

Le Représentant permanent russe a également souligné que sans le rétablissement du contrôle de l’Etat dans de nombreuses régions du pays, les résultats de l’expression de la volonté seront difficiles à considérer comme fiables. Et ce sera « une voie directe vers une autre déstabilisation politique, comme cela s’est produit en 2020 », a-t-il fait comprendre.

Vassali Nebenzi a ajouté qu’une ingérence extérieure excessive pourrait compliquer la situation. Il a lancé donc un appel au respect du principe de non-ingérence lors de la réunion du Conseil de sécurité de l’ONU. « Dans ce contexte, nous soutenons les efforts de médiation fondés sur les principes de non-ingérence dans les affaires intérieures (…) En ce qui concerne le règlement au Mali, nous partons invariablement du principe des ‘’problèmes africains – solutions africaines’’ ».

Au cours de cette rencontre, la question du groupe Wagner a été abordée et pour le représentant russe, « l’hystérie autour du PMC (ndlr : Wagner) est une autre manifestation à double standard, car il est bien connu que le marché des services correspondants est monopolisé par les pays occidentaux ».

Élisée SOME (Stagiaire)

Faso7

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