Réseaux sociaux : Croisade du gouvernement contre les publications déstabilisantes

Le gouvernement burkinabè a organisé ce mardi 11 janvier 2022, un atelier « de sensibilisation et d’information sur les conséquences des publications déstabilisantes sur les réseaux sociaux ». Cet atelier intervient après une coupure non expliquée de la connexion internet mobile, dans la soirée du lundi 10 janvier 2022.

Cet atelier, selon le ministre en charge de l’administration territoriale et de la sécurité, Maxime Koné, qui regroupe cinq ministères, « est un acte fort suite à l’annonce du Premier ministre lors de son passage à l’Assemblée nationale pour interpeler nos concitoyens sur la nécessité de faire bloc derrière nos forces de défense et de sécurité contre l’insécurité ».

Il a été constaté qu’il y a un certain nombre de publications qui ne sont pas de nature à accompagner la lutte contre le terrorisme, bien au contraire, ces publications sont des éléments qui sapent le moral des troupes qui sont sur le terrain, a fait savoir Maxime Koné.

Par cet atelier, il s’agit, selon le ministre en charge de l’administration territoriale et de la sécurité, de réunir autour du gouvernement, les acteurs de premier plan afin « de discuter avec eux, les sensibiliser sur les effets dévastateurs sur la lutte contre le terrorisme ».

Selon le Général Barthélémy Simporé, ministre des armées, le terrorisme c’est essentiellement une menace qui agit sur le registre des perceptions. « Toutes les guerres ont cette dimension communicationnelle, le terrorisme d’autant plus parce que lui, il agit essentiellement sur le registre des perceptions. Sans communication, le terrorisme n’est rien », a-t-il fait savoir, indiquant que les Burkinabè doivent faire un effort dans le domaine.

Vidéo – Général Barthélémy Simporé : «Sans communication, le terrorisme n’est rien»

A écouter le ministre en charge de la sécurité, « le premier pas, c’est la sensibilisation. Comme il y a une loi qui réprime ces genres de pratiques, sur cette question, le gouvernement va s’assumer (…) Il est monté en surface que beaucoup n’étaient pas informés de l’existence de la loi d’où la nécessité de continuer la sensibilisation étant donné que la répression est toujours la dernière arme », a fait savoir Maxime Koné.

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