488 journalistes sont emprisonnés dans le monde

C’est le bilan le plus élevé depuis 1995. « Jamais non plus RSF n’avait recensé autant de femmes journalistes détenues », au total 60, soit un tiers de plus qu’en 2020, déplore l’ONG de défense de la liberté de la presse.

Un nombre record de 488 professionnels des médias sont emprisonnés dans le monde, déplore Reporters sans Frontières (RSF) dans son bilan annuel, qui comptabilise toutefois un nombre de journalistes tués (46) au plus bas depuis vingt ans.

« Jamais depuis la création du bilan annuel de RSF en 1995 le nombre de journalistes emprisonnés n’avait été aussi élevé », constate l’ONG de défense de la liberté de la presse, dans un communiqué publié le jeudi 16 décembre 2021.

Cette hausse exceptionnelle, de l’ordre de 20 % en un an (du 1er janvier au 1er décembre 2021), « est principalement le fait de trois pays » : la Birmanie, la Biélorussie et la Chine, dont la loi de sécurité nationale imposée en 2020 à Hong Kong a provoqué une augmentation en flèche des détentions de journalistes dans l’ex-colonie britannique, pointe RSF.

Les cinq pays où le plus grand nombre de journalistes étaient détenus au 1er décembre sont la Chine (127), la Birmanie (53), le Vietnam (43), la Biélorussie (32) et l’Arabie saoudite (31). « Jamais non plus RSF n’avait recensé autant de femmes journalistes détenues », au total 60, soit un tiers de plus qu’en 2020, déplore l’ONG.

Si les hommes représentent toujours l’essentiel des journalistes emprisonnés dans le monde (87,7 %), la Biélorussie est le pays qui a mis sous les verrous plus de femmes journalistes (17) que de confrères masculins (15).

RSF comptabilise également au moins 65 journalistes et collaborateurs de médias retenus en otage dans le monde, soit deux de plus que l’an passé. « Tous sont otages dans trois pays du Moyen-Orient : Syrie (44 journalistes), Irak (11) et Yémen (9) », sauf le journaliste français Olivier Dubois, retenu depuis avril au Mali, détaille RSF.

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