Litige foncier à Balkuy : Des jeunes donnent de la voix

Ce dimanche 5 décembre 2021 à Ouagadougou, l’association des Jeunes Unis de Balkuy a tenu une Assemblée générale afin d’interpeler les autorités burkinabè sur le litige foncier qui prévaut dans leur quartier. Ainsi, ils ont demandé la restitution de leurs parcelles.

Selon Zoungrana Souleymane, président d’association des Jeunes Unis de Balkuy, après plusieurs tentatives pour échanger avec les autorités communales sur la crise foncière qui sévit dans leur localité, les Jeunes Unis de Balkuy ont fini par être reçus par les responsables du ministère en charge de l’urbanisme en novembre 2021.

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Au cours de cette rencontre d’échanges, il a été question de trouver des perspectives afin de restituer des parcelles aux habitants de la zone non-lotie de Balkuy, un quartier de la ville de Ouagadougou qui se disent grugés à plusieurs reprises. Selon Zoungrana Souleymane, le problème que font face les habitants de Balkuy est relatif au lotissement car les « résidents réels recensés », c’est-à-dire, les autochtones n’ont pas encore été officiellement attributaires alors que les non-résidents et demandeurs  ont des attestations d’attribution.

Des démarches ont été entreprises depuis le début de problème, « 2004, alors que Zenabo Drabo était maire de la commune de Bogodogo », précise le président de l’association des Jeunes Unis de Balkuy, en vain. Au regard de la « lenteur » du dossier du lotissement de Balkuy, Zoungrana Souleymane a indiqué que cette rencontre de ce dimanche 5 décembre 2021 avec les populations a pour but d’interpeler les autorités afin qu’elles prennent leurs doléances au « sérieux » pour ne pas aboutir à une manifestation.

Et comme doléances, il s’agit de refaire un nouveau récemment, l’utilisation des zones inondables, la diminution des superficies de 300m2 à 250m2 afin, et de mettre fin aux pillages des parcelles par les sociétés immobilières et bien d’autres.

« Nous ne voulons pas sortir revendiquer nos droits puisque le pays est en crise et cela est comme si nous sommes des inciviques. Mais si rien n’est fait, nous allons manifester », s’est-il exprimé.

Yaogo Abzèta : « Ce que je veux, c’est un toit pour vivre avec mes enfants »

A l’en croire, le véritable problème que rencontre les habitants de cette zone est l’accaparement des parcelles par les sociétés immobilières au détriment des habitants. « Nous voyons des sociétés immobilières qui viennent déterrer les bornages et placent eux leurs bornages pour faire leur construction », a indiqué le président de l’association des Jeunes Unis de Balkuy.

De son côté, Yaogo Abzèta, une des résidantes de la zone a laissé entendre qu’il faut que les autorités prennent à bras le corps cette affaire car certaines personnes viennent de nulle part pour construire des maisons.

A l’écouter, elle a été une fois victime d’une « violence » sur cette situation foncière car, explique-t-elle, des personnes ont déjà enlevé des bornes dans sa maison. « Je me suis installée ici avant qu’on ne commence à planter les bornages et un jour, les autorités sont venues planter des bornages dans ma cours (…) Ce que je veux, c’est un toit pour vivre avec mes enfants », a-t-elle indiqué.

Lazard KOLA

Faso7

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