Burkina Faso : L’UPC attend des « décisions courageuses » du président Kaboré

Ceci est une déclaration de l’Union pour le progrès et le changement (UPC), allié du parti au pouvoir, sur la situation nationale au Burkina Faso.

Le Bureau Politique National (BPN) de l’Union pour le Progrès et le Changement (UPC) a tenu sa deuxième session ordinaire de l’année 2021, le lundi 29 novembre au siège du Conseil Burkinabè des Chargeurs (CBC), à Ouagadougou.
Présidée par le Président du Parti, Dr Zéphirin Diabré, la session avait pour ordre du jour :
– l’examen de la situation sécuritaire et sociopolitique nationale ;
– la vie du Parti ;
– divers.
Au début de la rencontre, sur demande du Président du Parti, les participants ont observé une minute de silence en hommage à toutes les vies arrachées lors des dernières attaques terroristes au Burkina. Ils ont souhaité un prompt rétablissement aux blessés.
En particulier, le BPN a été informé que lors de ces différentes attaques, des militants du Parti ont perdu des proches ou ont vu leurs proches blessés. A tous, le BPN a présenté ses sincères condoléances et ses vœux de prompt rétablissement.
Au sujet de la crise sécuritaire, les participants ont fortement déploré la recrudescence des attaques meurtrières contre les militaires et les populations civiles depuis 2015. Ils ont formulé des propositions qui seront reversées dans un cadre de réflexion de l’Alliance des Partis et formations politiques de la Majorité Présidentielle (APMP).
Concernant toujours la question sécuritaire, le BPN a rappelé qu’en 2020, l’UPC avait publié un livre blanc sur la sécurité au Burkina Faso, dont l’approche scientifique, le diagnostic et les propositions concrètes sont pertinentes et toujours d’actualité.
Parlant de la situation sociopolitique nationale, le BPN est revenu sur les marches de protestations observées à travers le pays, contre la gestion de la crise sécuritaire. Il a observé que lors de certaines de ces marches, des manifestants ont demandé la démission du Président du Faso.
Pour l’UPC, la colère des citoyens burkinabè qui s’expriment est légitime, et ce serait une grave erreur de la négliger. Les populations qui manifestent n’ont pas de couleur politique. Ce sont des citoyens de tous les horizons qui crient leur ras-le-bol face à une dégradation continue de la situation sécuritaire depuis 2015. Ils interpellent légitimement un pouvoir qu’ils ont élu en Novembre 2020, et lui demandent de venir à leur secours. C’est cela l’essence même du contrat républicain. Ces manifestations doivent cependant se faire dans le respect de la loi, ce qui n’a malheureusement pas été le cas.
L’attaque d’Inata, outre son bilan macabre, a surtout choqué les Burkinabè par les dysfonctionnements qu’elle a révélés au sein de notre armée. Et le plus inacceptable pour l’opinion, c’est que ces dysfonctionnements aient privé nos braves soldats de leur ration alimentaire.
Une armée sérieuse ne tombe pas dans ce travers. Tout peut manquer à nos soldats sur le front, sauf la nourriture. L’UPC est donc choquée qu’une telle chose ait pu se produire. Elle attend que les responsabilités soient situées, et les sanctions prises, maintenant que les conclusions du rapport administratif sont connues.
Tout en réaffirmant son attachement à la liberté de manifester des citoyens, le BPN a condamné avec force les scènes de violences observées lors de la manifestation du 27 novembre 2021.
Parti républicain, l’UPC ne saurait cautionner les appels à la démission du Président du Faso, toute chose qui dissimule mal un plan d’accession au pouvoir par les voies non républicaines.
Du reste, l’UPC rappelle aux uns et aux autres que l’actuel Président du Faso a été élu librement par les Burkinabè en 2015, et réélu librement par les mêmes Burkinabè en 2020 après cinq ans de gestion du pays.
Le 25 novembre 2021, dans son adresse à la nation, le Président du Faso a pris un certain nombre d’engagements. L’UPC a pris bonne note de ces engagements. Elle sera attentive, sans passion ni complaisance, à l’efficacité des mesures qui seront prises.
En particulier, l’UPC attend de l’opération mains propres annoncée, qu’elle soit vraiment le début du retour à l’intégrité dans notre pays.
C’est le lieu pour l’UPC de constater avec tous les Burkinabè, que malgré l’accession au pouvoir en 2015 d’un régime issu de l’insurrection, aucune avancée notable n’a été observée dans le traitement des crimes économiques.
Pour être crédible, cette opération mains propres annoncée par le Chef de l’Etat doit commencer rapidement. Elle doit remonter au début de la quatrième République, et montrer dans la pratique, qu’elle n’épargne ni parent, ni camarade de parti, ni protégé.
Toujours au chapitre de la situation nationale, le Président du Parti, par ailleurs ministre chargé de la réconciliation nationale, a fait au BPN le point sur le processus de réconciliation.
Il ressort de son exposé que la mission à lui confiée par le Président du Faso se déroule normalement et s’achemine vers son point d’orgue qui est le Forum National de Réconciliation prévu pour se tenir du 17 au 23 Janvier 2022.
Le BPN a félicité le Président du Parti pour l’excellence du travail abattu, et a réaffirmé son soutien plein et entier à la démarche de réconciliation nationale, cause autour de laquelle s’est bâtie l’alliance qui unit l’UPC au parti majoritaire. Il a exhorté le ministre chargé de la réconciliation à tout mettre en œuvre pour que le Forum National de Réconciliation se tienne aux dates prévues, afin que notre pays puisse ouvrir un nouveau chapitre de son histoire.
Au titre de la vie du Parti, le point de la participation de l’UPC au Dialogue Politique et aux activités de l’APMP, et l’état du fonctionnement des structures du Parti ont été évoqués.
Enfin, avant de clore sa session, le BPN a renouvelé son soutien et celui du Parti à Son Excellence Roch Marc Christian Kaboré, Président du Faso, en ces temps difficiles que traverse notre pays. Comme tous les Burkinabè, l’UPC attend du Président du Faso qu’il prenne les décisions courageuses qui s’imposent, et qu’il montre ainsi au peuple burkinabè qu’il a vraiment entendu son cri de détresse.
Après des échanges empreints de courtoisie et de camaraderie et l’examen de quelques points de divers, la session, débutée à 14 heures, a pris fin à 17 heures.

Ouagadougou, le 02 décembre 2021

Le Secrétariat national à l’information et à la communication de l’UPC

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