Cybersécurité au Burkina Faso : ANSSI renforce les capacités de 50 acteurs

Ce mardi 23 novembre 2021 à Ouagadougou, l’Agence Nationale de Sécurité des Systèmes d’Information (ANSSI) du Burkina Faso a procédé à l’ouverture d’un atelier de renforcement de capacités des acteurs du cyberespace sur le référentiel général de sécurité (RGS-BF), la stratégie nationale de cybersécurité (SNCS-BF) ainsi que sur la gestion de crise cybernétique. Cette activité est prévue pour se tenir du 23 au 26 novembre 2021.

La rencontre entre dans le cadre de la poursuite des actions de vulgarisation des référentiels et de renforcement des capacités des acteurs en gestion de crise cybernétique de l’Agence Nationale de Sécurité des Systèmes d’Information (ANSSI). Elle est organisée avec l’appui du projet E-Burkina. Ce sont au total 50 personnes qui prennent part aux travaux, axés sur des sessions de communication et de formation.

Durant les 4 jours d’atelier, les initiateurs auront pour principal objectif de permettre aux participants de renforcer leurs capacités sur le référentiel général de sécurité (RGS-BF) et la stratégie nationale de cybersécurité (SNCS-BF).

« Cet atelier est le lieu pour nous de poser les bases d’une cybersécurité efficace afin de répondre à l’ambition du Burkina Faso en matière de sécurité de son espace cybernétique qui se formule comme suit : ‘A l’horizon 2023, le Burkina Faso dispose d’un cyberespace de confiance favorable au développement économique et social’ », a déclaré le directeur général de l’ANSSI, Michaël Guibougna Lawakiléa Folané.

Selon le responsable de l’ANSSI, la cybersécurité est un néologisme qui désigne le rôle de l’ensemble des lois, politiques, outils, dispositifs, concepts et mécanismes de sécurité, méthodes de gestion des risques, actions, formations, bonnes pratiques et technologies pouvant être utilisés pour protéger les personnes et les actifs informatiques matériels et immatériels des Etats et des organisations.

Sécurisation des transactions électroniques

Sur le déroulement des activités, Michaël Guibougna Lawakiléa Folané a indiqué que les travaux seront axés « sur des sessions de communication et formation, sur quatre jours ». Aussi, des innovations pourront intervenir, selon lui.

« Ce qui est de l’innovation majeure pour cet atelier, c’est d’essayer de renforcer leurs capacités en gestion de crise cybernétique à travers des formations (…). Ces formations vont concerner un peu de manière spécifique d’abord les acteurs et les rôles de tout un chacun dans la mise en œuvre de cette stratégie nationale de cybersécurité, mais également la sécurisation des transactions électroniques. Il y aura également des formations sur des normes qui ont été retenues au niveau du RGS », a-t-il laissé entendre.

En ce qui concerne les principales menaces sur les transactions électroniques, Martin Pousga Kiendrebeogo, directeur en charge de la cybersécurité à l’ANSSI,  n’a pas manqué d’en citer. Il s’agit, entre autres, de la vulnérabilité des applications web et mobiles, les attaques Dos et DDos, les modules tiers vulnérables, la perte de conformité telle que PCID DSS, ISO 27001 et des attaques aux points de vente.

Il faut noter que la stratégie nationale de cybersécurité (SNCS-BF) a pour principal objectif de garantir un cyberespace sûr, qui contribue d’une manière efficace aux objectifs de transformation numérique du Burkina Faso.

Lazard KOLA

Faso7

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