Lutte contre les inégalités : Le Burkina Faso occupe la 9e place dans la zone CEDEAO

Le lancement du rapport 2021 sur l’engagement du Burkina Faso dans la lutte pour la réduction des inégalités a été effectué ce mercredi 03 novembre 2021 à Ouagadougou au cours d’une conférence publique. Dans ce rapport, détaillé , il est ressorti que le Burkina Faso occupe la 9e place dans la zone CEDEAO, la 29e en Afrique et la 134e place au niveau mondial.

Engagé dans la lutte contre les inégalités depuis de longues années, le Burkina Faso est aujourd’hui classé 9e en Afrique de l’ouest, 29e   en Afrique et 134e au niveau mondial. Ce classement est le fruit des conclusions des études menées par l’organisation OXFAM international et ses partenaires sur l’indice de l’engagement visant à réduire les inégalités, ratifié par le Burkina Faso. Ce rapport à concerné trois domaines d’intervention à savoir les services publics, la fiscalité et les droits ainsi que les conditions de travail.

Dans ce document, il est indiqué que le budget alloué par le Burkina Faso au secteur de l’éducation restait la plus élevé dans la zone CEDEAO et 9e au niveau mondial.  Cependant, les montants mobilisés restent faibles et l’allocation ne favorise pas les plus pauvres car moins de 1% des enfants « pauvres » terminaient les études secondaires en 2010. Au niveau de la santé, il ressort que le « Pays des hommes intègres » n’a dépensé que 10,7 % de son budget de santé, un taux inférieur à l’objectif africain qui est de 15%. Pour les panelistes, les montants dépensés sont insuffisants et la couverture sanitaire universelle n’atteint que 40% de la population. Sur les droits de travail , le pays a le 15e taux d’inégalité salariale la plus élevée au monde du fait que 87% de la population ne bénéficient pas du salaire minimum garant.

20% des plus aisés détiennent 44% des revenus

Du côté fiscal, malgré que le pays cumule le taux le plus élevé de collecte des recettes fiscales dans l’espace CEDEAO, le taux reste minime lorsqu’il s’agit des impôts sur les revenus des entreprises(22%) et des individus (12%) que pour la TVA (72%), grâce aux exonérations accordées aux grandes entreprises étrangères et aux déductions réclamées par la classe riches.

Selon le document produit par OXFAM et ses partenaires, pendant la crise liée à la COVID-19, seulement 40% de la population ont bénéficié de la couverture sanitaire universelle, 87% du personnel ouvrier étaient sans contrat et n’avaient donc pas droit aux indemnités de maladie. Il est également ressorti que 20% des plus aisés détiennent 44% des revenus et que dans les zones rurales, 47% de la population vit en situation de pauvreté.

48% de la population rurale vie dans la pauvreté

Selon le panéliste Issaka Ouandaogo, Représentant D’OXFAM au Burkina Faso, lorsqu’on parle des inégalités, il s’agit de comment les ressources sont réparties. A l’entendre, la lutte contre la pauvreté ne pourra abouti que lorsqu’il aura une bonne répartition des ressources. «  Nous voudrons que la répartition de ces richesses aille au maximum de burkinabè. C’est pour cela, la lutte contre les inégalités doit être une priorité pour la lutte contre la pauvreté. 22% des personnes conservent encore 44% des richesses. Vous pouvez dire que vous lutter contre la pauvreté en augmentant les richesses, mais elle reviendra encore à ces 22% alors que l’idéal voudrait que 70 à 90 % puissent bénéficier de cette richesses. C’est pourquoi la lutte contre les inégalités est essentielle », a-t-il soutenu.

Selon lui, dans le classement fourni par le rapport, il y a eu des efforts au niveau du Burkina pour la réduction les inégalités depuis 1990, mais il en faut encore. « Le classement donne la neuvième place au Burkina Faso au niveau de l’espace CEDEAO, 134 au niveau mondial.  Nous constatons que 20% des personnes consacrent encore 44% des richesses dans leurs mains et que près de 48% de la population rurale vie dans la pauvreté. Nous demandons qu’il ait plus d’efforts », a interpellé Issaka Ouandaogo.

Le représentant D’OXFAM au Burkina Faso a également plaidé pour qu’il ait plus d’efforts au niveau du secteur éducatif afin que « les enfants des pauvres puissent aller à l’école ».

Joël THIOMBIANO (stagiaire)

Faso7

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