Actions humanitaires : Le Burkina Faso suspend les activités du Conseil norvégien pour les réfugiés

Le gouvernement burkinabè a décidé de suspendre les activités du Conseil norvégien pour les réfugiés  (NRC) dans les sites de Personnes déplacées internes (PDI). Il est reproché à cette ONG norvégienne, d’avoir mené une « campagne de communication » tendant à « discréditer » le gouvernement.

Dans un communiqué signe par Laurence Marchal, ministre en charge de l’action humanitaire, et rendu public ce samedi 2 octobre 2021, le ministère de la femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire a décidé de la « suspension sans délai de toutes les activités de NRC (Conseil norvégien pour les réfugiés) dans les sites de PDI (Personnes déplacées internes) jusqu’à nouvel ordre ».

Le gouvernement reproche à l’ONG de mener « une campagne de communication de discrédit » à travers « des interviews réalisées dans des médias internationaux ».

« NRC, profitant de la vulnérabilité des PDI a déplacé des PDI de Ouahigouya à Ouagadougou pour réaliser des interviews et un enregistrement vidéo sans autorisation ni information préalable des services administratifs compétents ; ramené au Lycée Naaba Tigré, des PDI de la localité de Noogo, alors relocalisées par la Direction provinciale en charge de l’action humanitaire du Yatenga sur le site de l’ex-IRA, juste pour les besoins d’un enregistrement vidéo sans autorisation et sans information préalable des services administratifs compétents », explicite le ministre.

Dans son communiqué, le ministère en charge de la solidarité nationale a rappelé que même si l’accompagnement des ONG est salutaire, leurs interventions doivent se faire conformément aux décisions gouvernementales.

« Dans tous les cas, le gouvernement ne tolèrera aucune dérive ou action de nature à saper ses efforts  et ceux de ses partenaires dans la gestion de la crise humanitaire », a soutenu Laurence Marchal, ministre en charge de l’action humanitaire.

Il faut rappeler qu’il se tient actuellement au Burkina Faso, un procès dénommé procès « sexe contre nourriture ». Dans ce feuilleton judicaire qui dure près d’un mois, il est reproché à deux personnes déplacées internes d’avoir livré des faux témoignages à un média national. Dans leurs témoignages, il était question de faveurs sexuelles en échange de nourriture entre femmes déplacées et responsables sociaux.

Lire ⇒ Sexe contre nourriture, le témoignage glaçant d’une déplacée interne burkinabè

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page