Les faits divers de Zatibagnan : L’auberge appartenait à la belle-mère

Parfois, Dieu est comme décidé à agir vu la gravité de certains actes posés par ses créatures à deux pieds et censées être les plus intelligentes et sensées de sa Création !

Kader est un amateur notoire de jeunes demoiselles à la peau claire et à la poitrine opulente. Tels sont ses critères. Sont-elles sensibles ? Ont-elles une âme ? Ne sont-elles pas des enfants d’êtres humains ? Ce sont des questions qu’il ne se pose pas outre mesure.

Lorsqu’il voit une demoiselle qui lui plaît, il déploie un arsenal dont lui seul a le secret pour la mettre dans son lit le temps de « consommer » ce qui est pourtant dit sacré et devrait faire  preuve d’une meilleure attention.

Mais Kader n’en a que faire. L’essentiel pour lui est que sa libido soit satisfaite, qu’importe les larmes et les fumeuses promesses qu’il fait chaque fois à ses victimes.

Puis, un beau matin, il décida de se marier. L’amour, l’envie de faire des enfants, assurer son avenir et asseoir une certaine responsabilité de sa vie ne sont nullement les raisons pour lesquelles il a convolé en justes noces avec Séraphine. Il voulait juste être dans la mode, faire comme ses amis et se pavaner aussi avec une bague au doigt.

Mais ses activités débridées n’ont aucunement connu de frein. Elles se faisaient désormais hors de sa maison, puisque celle-ci avait désormais une occupante.

Un soir, il réussit à donner rendez-vous à une jeune demoiselle. La sempiternelle rengaine. Poulet, bière et compagnie dans un maquis enfumé et saturé de bruit,  puis direction une auberge pour le fameux repos.

Dans l’auberge de sa belle-mère

Cette fois-là, il prit le soin de réserver dans une auberge que lui a recommandé un autre « collègue » volage. A l’heure dite, Kader et sa « dulcinée » d’un soir se retrouvèrent devant la porte de l’auberge. Puis, dans une chambre.

Mais il n’avait pas remarqué une dame assis sous le hall de l’auberge qui les a regardés avec un intérêt manifeste.

Occupés à son…occupation, il n’a pas non plus entendu la serrure qui se fermait du dehors. C’est lorsqu’il a voulu sortir de la bâtisse, après avoir satisfait son corps, qu’il essaya en vain d’ouvrir la porte. Il commença alors à tambouriner sur la porte. En vain. Personne ne lui répondit.

Il entreprit alors de l’enfoncer. Il essaya. Mais en vain. Il se résolut alors à appeler son ami pour qu’il vienne le chercher. Celui-ci assura qu’il arrivait. Mais il tarda. Il l’appela encore. En vain. Son téléphone ne passait plus.

Trois heures passèrent. Puis, la porte s’ouvrit. Il s’apprêtait à sortir toutes les injures les plus salaces de son répertoire lorsqu’il s’arrêta net devant le comité d’accueil : sa belle-famille réunie là. Dans la cour.  En demi-cercle.

Il les regarde. Ils le regardent. Sa belle-mère, la femme qui était assise sous le hangar, s’approcha et dit :

-C’est ici que se tient la réunion mensuelle de la famille. Ça tombe bien. On a prévu une chaise pour toi !

A la place de Kader, comment allez-vous sortir de cette auberge ?

Zatibagnan

A vendredi prochain !

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