Réconciliation nationale au Burkina Faso : Le mouvement Rupture Positive veut apporter sa touche

Entre 5 et 6 partis politiques, accompagnés d’au moins d’une dizaine d’associations se sont réuni pour créer un mouvement dénommé « Rupture Positive 3R (Réconciliation _Refondation _Reprise) ». Ce mardi 27 juillet 2021 à Ouagadougou, ce rassemblement a organisé une rencontre au cours de laquelle il s’est attardé sur la question du dialogue national celle des faiblesses fonctionnement politique de nos jours au Burkina.

Selon ces partis et associations, c’est après la « désillusion » de l’insurrection populaire de 2014, qu’ils ont décidé de former le mouvement Rupture Positive (3R), pour prôner un dialogue inclusif dans le cadre de la résolution des problèmes que connait le Burkina Faso. Ajoutons que ce mouvement penche également du côté d’une machine politique qui met en avant les intérêts de la nation, selon ces iniateurs.

Concernant le dialogue inclusif, Hermann Yaméogo, membre fondateur de ce mouvement et par ailleurs chef du parti Union Nationale pour la Démocratie et le Développement (UNDD), a préconisé de faire revenir « tout ceux qui ont fui le pays », suite au remous socio-politiques. « On ne peut pas parler de dialogue national dans ce pays (…), et sélectionner des gens qui vont aller dans ce dialogue, on ne peut pas faire ça ! Il faut que tout le monde vienne et qu’ensemble on parle des problèmes de notre pays », s’est-il défendu.

Pour ce qui est de l’idée d’un fonctionnement politique priorisant le peuple, Hermann Yaméogo a indiqué que les acteurs politiques doivent changer de façon de faire la politique. Selon lui, le vrai leader politique engage sa vie, sa liberté, ses biens dans la politique, pour le bien commun. « On a d’écoute que pour ce qui intéresse les élections, ce qui intéresse la CENI, ce qui intéresse le CFOP, c’est ça qui intéresse le politique. Mais quand on fait de la politique, c’est pour aussi servir le pays », s’est-il insurgé.

Une tournée dans les régions…

Rupture Positive (3R) entend organiser une tournée dans les régions du Burkina Faso pour faire entendre ses deux prises de position et avoir de l’adhésion de la part des populations. Toutefois d’autres sujets, notamment la réconciliation nationale et la lutte contre le terrorisme ont aussi été évoqués à la rencontre. Sur la question de la Réconciliation national, le mouvement Rupture Positive (3R) pense que pour l’atteindre, il faudra passer par la justice transitionnelle.

Quant à la lutte contre le terrorisme, le rassemblement propose d’y ajouter une touche diplomatique en faisant recours à des personnes ressources dont le Général Djibril Bassolé. « Nous pensons que des personnes ressources et Dieu merci, ils sont Burkinabè, peuvent apporter un plus pour la résolution de ces problèmes liés au terrorisme pour que les conséquences n’aillent pas en s’aggravant », a déclaré Aimé Macaire Ouédraogo, membre fondateur et autrement président de l’association vision-montrelle-solidarité.

Il faut noter que pour le moment, le mouvement Rupture Positive (3R)  qui ne dispose pas de bureau, car étant toujours en cours de structuration, a dans ses rangs,  d’autres personnalités politiques dont Salia Sanou, l’ancien maire de Bobo Dioulasso et Aristide Ouédraogo du Font Patriotique pour le Renouveau (FPR) ; tous membres fondateurs du mouvement.

Josué TIENDREBEOGO

Faso7

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