Burkina Faso : L’UNFPA organise un panel sur le genre et un dialogue intergénérationnel

Dans le cadre de la préparation du Forum Génération Egalité qui sera organisé par ONU femme entre juin et Juillet 2021, le Fond des nations unies pour la population (UNFPA) a organisé un panel sur le genre (Gender Talk) suivi d’un dialogue intergénérationnel ce samedi 26 juin 2021 à Ouagadougou. L’activité avait pour thème « Génération égalité, quelle contribution des jeunes pour un Burkina sans aucune forme de violence basée sur le genre ».

Du 30 juin au 2 juillet 2021 en France, l’ONU Femme compte organiser un forum sur le genre dénommé « Forum Génération Egalité », qui se tiendra en présentiel et en ligne à travers les réseaux sociaux. C’est dans le cadre des préparatifs de cette rencontre que l’UNFPA a initié ce samedi 26 juin un panel basé sur le genre (Gender Talk) suivi d’un dialogue intergénérationnel, en présence de la Première Dame Sika Kaboré.

Les interventions sur le panel ont tourné autour de thèmes tels que « la masculinité positive », abordé par Cheick Fayçal Traoré, Chef exécutif national de AfriYAN ainsi que « le droit à la santé sexuelle et reproductive pour les filles », présenté par Stephie Kabré, promotrice de My Red Lwili.

Avant tout propos, l’épouse du Chef de l’Etat a fait savoir que les femmes et les filles au Burkina Faso ont un statut social minoritaire, n’ayant pas les moyens de faire les choix concernant leur propre destin.

« Le vrai homme est la personne qui a compris que la femme est son égale »

Sur le thème portant sur la masculinité positive alors, Cheick Fayçal Traoré a parlé entre autres de l’égalité des genres. Selon lui, les femmes sont encore défavorisées par la société par rapport aux hommes si bien qu’il faut travailler à lever « davantage » les stéréotypes afin d’atteindre l’égalité. En plus, il a indiqué qu’une autonomisation des femmes est impérative pour l’atteinte de cet objectif.

« Je suis convaincu que la lutte que nous sommes en train de mener aujourd’hui contre les violences faites aux femmes, le mariage précoce, l’excision, toutes ces choses-là peuvent être combattu avec le concours des femmes, en termes d’autonomisation. Une femme qui a plus de pouvoir, qui a plus de capacités pour dire oui ou pour dire non serait naturellement à même de rejeter un certain nombre de choses », a-t-il affirmé.

Et Faizatou Traoré, étudiante en deuxième année de Sciences juridique et politique d’ajouter que : « l’homme le vrai homme est la personne qui a compris que la femme est son égale ».

« Sortir de chez elle la tête bien haute… »

Concernant « le droit à la santé sexuelle et reproductive pour les filles », Stephie Kabré a indiqué que la dignité et l’épanouissement de la jeune fille et de la femme dépend en partie de ses capacités et des moyens qu’elle a en sa disposition pour la gestion de ses menstrues. Pour elle, cela passe par l’accès aux protections sanitaires, à l’information, aux installations Wash Gender Sensitive (latrines adaptées à la gestion des menstrues). « Une femme qui arrive à maîtriser ses menstrues peut sortir de chez elle la tête bien haute », a-t-elle lancé.

Stephie Kabré a indiqué toutefois que des outils sont en cours de « conception » pour promouvoir la gestion hygiénique des menstrues.

En rappel, le vendredi 18 juin 2021, le ministère de l’Education et ses partenaires ont validé un rapport sur l’état des lieux de la Gestion Hygiénique des Menstrues (GHM) au Burkina Faso.

Josué TIENDREBEOGO (stagiaire)

Faso7

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