110 infrastructures scolaires endommagées : Les responsabilités seront situées selon le ministre Stanislas Ouaro

Jeudi 17 juin à Ouagadougou, le ministre de l’Education Nationale et celui de l’Urbanisme ont fait le point sur la situation des infrastructures éducatives endommagées. En somme, ce sont 110 constructions éducatives qui ont été altérées entre avril et juin 2021.

110, c’est le nombre d’infrastructures éducatives qui ont été endommagées sur le territoire national, entre le mois d’avril et la date du 14 juin 2021. Les Régions les plus touchées sont le Centre-Est et le Nord, avec chacune 21 constructions endommagées. Relevons aussi que 94 des 110 infrastructures endommagées sont des écoles primaires.

A en croire le ministre de l’éducation nationale, Stanislas Ouaro, 72 des 110 infrastructures endommagées recensées, ont une durée de vie de moins de 20 ans. Pour lui, les causes probables de ces dégâts sont entre autres le non-respect des normes de construction ou des termes contractuels par les entreprises de travaux , le manque ou l’insuffisance du suivi contrôle lors des constructions, l’insuffisance de la supervision contrôlée par le Maitre d’Ouvrage et l’exposition des infrastructures au vent qui a décoiffé ou endommagé les toits de la plupart d’entre elles.

La corruption, l’affairisme, et le clientélisme dans les marchés publics

Par ailleurs, le premier responsable du Ministère de l’Education nationale, de l’Alphabétisation et de la promotion des Langues nationales a indiqué que la collecte des informations se poursuit au niveau des structures techniques afin d’identifier les agences, entreprises et bureaux de contrôle impliqués dans la réalisation de toutes les infrastructures endommagées, dans le but de situer les responsabilités et prendre des mesures nécessaires.

Pour sa part, le ministre de l’Urbanisme, Bénéwendé Sankara, estime qu’il y a de la « corruption », de « l’affairisme » et du « clientélisme » dans le domaine des marchés publics en général et du bâtiment en particulier. Réviser les différents textes règlementaires de façon à pouvoir sanctionner les fautifs, est impératif selon lui.

Quel avenir pour les infrastructures endommagées ?

Des missions d’évaluation physique et financière des infrastructures endommagées en vue de préparer leur réhabilitation, ont déjà été entamées par les services du ministère de l’Education nationale, a fait savoir Stanislas Ouaro. Toutefois, il a indiqué que son département ne pouvait pas fournir la garantie que tous les bâtiments seront rénovés avant la rentrée des classes de l’année scolaire 2022-2023.

« A la date d’aujourd’hui, moi je n’ai pas de ligne budgétaire pour réaliser ces infrastructures (…) faut que je fasse le point et que je fasse une évaluation financière et qu’avec le ministère des Finances on trouve des solutions », a-t-il précisé

Il faut noter que parmi les classes altérées, certaines devait servir de salles de composition dans le cadre des examens scolaires de l’année 2021-2021. Les candidats qui allaient y composer ont été délocalisés.

Josué TIENDREBEOGO (stagiaire)

Faso7

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