Mariage militaire : La hiérarchie met en garde contre les sévices subis par les conjoints civils

A travers une note de service signée ce lundi 31 mai 2021, le Général de Brigade Moïse Minougou, Chef d’Etat major Général des Armées (CEMGA) a condamné et interdit les traitements assimilables à des sévices souvent pratiqués sur les conjoints lors des mariages impliquant le personnel des Forces armées nationales. 

Au cours de certains mariages militaires, le plus souvent impliquant par exemple un élément des Forces armées nationales et un conjoint civil, l’on assiste à des scènes au cours desquelles le conjoint civil est amené à pratiquer des exercices « façon militaire ». Cette pratique qui est une tradition chez les Forces armées nationales a pour habitude de se passer dans la bonne humeur avec pour objectif selon l’armée «d’imprégner symboliquement au conjoint civil la vie militaire et de cultiver l’unité du couple face aux vicissitudes de la vie».

Malheureusement selon Moïse Minougou, Chef d’Etat Major Général des Armées (CEMGA), des traitements assimilables à des sévices ont été constatés lors de la pratique de cette tradition. Il s’agit des traitements humiliants qui sont contraires à l’éthique militaire, fondée sur le respect mutuel, la courtoisie, la fraternité la cohésion et la solidarité et qui « constituent une atteinte à la dignité des victimes et perturbent la convivialité », a-t-il indiqué dans sa note.

Le CEMGA précise dans sa note également que la hiérarchie militaire avait interpellé le corps militaire sur ces excès, le 22 mai 2015 à travers une lettre. Malgré la nocivité de ces pratiques sur la culture militaire, elles ont malheureusement continué, déplore le patron de l’Armée burkinabè.

La note de service signée ce 31 mai 2021 vient alors une fois de plus rappeler que toutes les pratiques pouvant « entacher les mariages militaires », sont interdites.

Les Chefs d’Etat-Major de l’Armée de Terre, de l’Armée de l’Air et de la Gendarmerie Nationale, les Commandants du Groupement Central des Armées et de la Brigade Nationale de Sapeurs-Pompiers, les Directeurs centraux de service et les Officiers de garnisons ont été chargés de veiller à l’application de cette interdiction, précise la note. A cet effet, les bureaux de Garnisons ont été également mandatés à effectuer des contrôles lors des mariages militaires désormais, afin de faire cesser tout excès.

Faso7

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