Burkina Faso : Le mouvement « U Gulmu Fi » sonne la mobilisation pour dénoncer le délaissement de la Région de l’Est

Le mouvement « U Gulmu Fi » a mobilisé plusieurs personnes ce 24 avril 2021 à Fada N’Gourma, dans la région de l’Est afin de marcher pour dénoncer le délaissement de la région.

Plusieurs ressortissants de la région de l’Est, venues de plusieurs provinces de la région, ont répondu présent à l’appel à manifester du mouvement « U Gulmu Fi » qui signifie « le Gulmu s’est reveillé » ou « le Gulmu s’est levé ».

Les fils et filles de la région de l’Est ne veulent plus que leur région soit délaissée. Ce 24 avril 2021, ils ont marché à l’appel du mouvement « U Gulmu Fi » pour exiger des meilleures conditions de vie dans la région.

Comme recommandation, le coordonnateur du mouvement « U Gulmu Fi », Emmanuel Ouoba, a indiqué que c’est la situation de la région de l’Est qui a motivé la création du mouvement. Selon lui la première préoccupation de la région, c’est la question sécuritaire. La région de l’Est est durablement affectée par la crise sécuritaire liée au terrorisme. Sur ce plan, le mouvement exige des autorités du pays, des actions allant dans le sens de la sécurisation des biens et des personnes ainsi qu’une meilleure prise en charge des personnes déplacées internes.

Par ailleurs, l’une des recommandations des ressortissants de la Région de l’Est à travers le mouvement « U Gulmu Fi », est la valorisation du réseau routier qui est « totalement délabré ».

Aussi, le mouvement dénonce le mauvais état dans lequel est le Centre hospitalier universitaire (CHR) de Fada N’Gourma. Dans une interview accordée au journal Burkina24, Emmanuel Ouoba déclarait ceci : « Pour un centre de référence, qui est dédié à toute la région, c’est vraiment déplorable de constater que dans le CHR de Fada N’Gourma, les bâtiments sont vétustes, exigus parce qu’il n’y a pas assez de chambres pour les malades surtout en pédiatrie et en maternité ». Au-delà du manque de bâtiment, le mouvement dénonce également le manque de matériel notamment le groupe électrogène qui serait constamment en panne.

L’autre élément de revendication du mouvement est lié à l’exploitation des ressources notamment le gisement de phosphate de Kodjari, du village de la commune de Tansarga dans la province de la Tapoa.

Il faut noter que certains mouvements de la société civile burkinabè ont également participé à cette marche. C’est le cas du mouvement Balai citoyen dont des membres ont effectué le déplacement de Ouagadougou pour rejoindre Fada N’Gourma pour la marche.

Faso7

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