Burkina Faso: la journée internationale des sols célébrée au BUNASOLS

Le Bureau national des sols a célébré ce 05 décembre 2020 la journée internationale des sols. Une cérémonie a été organisée à cet effet à Ouagadougou en présence de plusieurs autorités dont le ministre de l’Agriculture et de l’Aménagement Hydro-agricole.

Le Bureau national des sols en partenariat avec l’organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le PACES (Projet d’amélioration de la productivité agricole) a organisé la célébration de la journée internationales des sols au Burkina Faso.

Célébrée sous le thème « Maintenons les sols vivants, protégeons la biodiversité des sols », cette journée avait pour patron le ministre de l’Agriculture et de l’Aménagement Hydro-agricole, Salifou Ouédraogo ; et pour parrain le Larlé Naaba Tigré. Selon le Directeur général du BUNASOLS, c’est en décembre 2003 et à la demande de la FAO que l’assemblée générale des Nations Unies a décrété le 05 décembre comme étant la journée internationale des sols. Et depuis 2017, le Burkina Faso célèbre cette journée grâce à l’initiative du BUNASOLS et de ses partenaires techniques et financiers, a-t-il précisé. Pour le Zacharie Segda, la célébration de la journée internationale des sols a pour objectif essentiel de « sensibiliser les acteurs du monde rural à l’importance du maintien des écosystèmes sain et le bien être humain ».

Eviter l’utilisation excessive des engrais chimiques

Le ministre Salifou Ouédraogo, patron de la cérémonie en prenant la parole a tenu à saluer le BUNSOLS pour l’organisation de la cérémonie. Pour le ministre, cette cérémonie est l’occasion pour les acteurs à savoir les paysans, les partenaires techniques et financiers et le gouvernement, de réfléchir sur la situation des terres au Burkina Faso afin de trouver des solutions pour préparer un avenir meilleur pour les générations à venir. « Au Burkina Faso, près de 6 millions d’hectares de terres sont dégradées et près de 100 000 hectares de terres sont dégradées par an », a-t-il déclaré.

Pour le Larlé Naaba Tigré qui est connu entant que grand producteur, la prise en considération de la situation des terres est une urgence. Pour lui des actions de sensibilisation doivent à être menées afin de faire comprendre aux paysans que l’utilisation de l’engrais chimique n’est pas obligatoire dans les champs. « L’utilisation abusive de l’engrais chimique, non seulement elle tue nos sols, mais elle tue nos populations. Les paysans pensent qu’en tuant les herbes pour avoir la culture facile est une chance alors que c’est une malchance. On n’a pas besoin d’importer tant d’engrais chimique parce qu’il existe beaucoup d’engrais organiques sur le marché burkinabè et le marché mondial », s’est-il exprimé. Il a également invité l’ensemble des acteurs à apporter leur contribution pour que les terres du Burkina Faso soient recouvertes.

Dans le cadre de cette célébration, le BUNASOLS a organisé une exposition qui a permis au public de découvrir plusieurs techniques de préservation du sol tout en augmentant la production.

Faso7

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