Hémorragie à l’UPC : Le docteur Zéphirin Diabré dit tout

Depuis quelques jours, le parti l’Union pour le progrès et le changement enregistre une vague de démissions de ses cadres. La dernière démission en date et qui a fait couler beaucoup d’encres et celle de Nathanael Ouédraogo, le 3ème adjoint au maire de la ville de Ouagadougou . Lors des deuxième journées parlementaires  du groupe parlementaire de l’Union pour le progrès et le changement à Pô ce 10 octobre 2020, le président du parti, Zéphirin Diabré à tenu à rassurer ses militants qu’il « n’y a aucune crise à l’UPC ».

Selon Zéphirin Diabré, les défections constatées au sein de son parti peuvent s’expliquer comme étant des expressions de frustrations et de découragement après les choix des candidats à la députation dans l’optique des élections législatives du 22 novembre 2020. « Dans le contexte de la sélection des candidats pour la députation, il est clair que des découragements et des frustrations peuvent advenir parce que ce sont des moments où chacun espère quelque chose et qu’il n’y a pas. Ça ne concerne pas seulement l’UPC. Ça concerne aussi d’autres partis », a entamé Zéphirin Diabré dans ses explications.

Pour le président du parti du lion, ce qui arrive au sein de son parti n’est pas une surprise. « Au sein de notre parti et principalement au haut Kadiogo, on a pu enregistrer un certain nombre de lettre de démission de personnes qui sont militants de l’UPC. Est-ce qu’il y a un lien de cause à effet ? Je ne sais pas mais je sais qu’il y a eu récemment au Kadiogo, des primaires démocratiques pour choisir les candidats de la liste du Kadiogo. (…) Quand il y a des vainqueurs, il y a aussi des vaincus. Ceux qui n’ont pas été retenus, peuvent être amenés à prendre un certain nombre de position qu’on doit sans doute regretter mais qu’on est obligé aussi de respecter. C’est ce qui explique certaines correspondances que vous voyez. Il n’y a pas de crise à l’UPC » a poursuivit le président de l’UPC.

« Est-ce que j’ai la tête de quelqu’un qui a peur de problème ? »

Zéphirin Diabré se montre rassurant à moins de deux mois des élections malgré l’hémorragie que connait son parti. « Est-ce que j’ai la tête de quelqu’un qui a peur de problème ? Les camarades sont désignés comme candidats à la députation parce que c’est une mission que les militants les confient. Cette mission, on peut vous la confier aujourd’hui mais on peut décider demain de la confier à une autre personne. Vous-même pouvez dire qu’on me l’a confiée hier mais aujourd’hui on peut la confier à quelqu’un d’autre puisque vous n’êtes pas seul. C’est ça qui peut expliquer le fait qu’il y a des changements que l’on prévoit. Mais je peux vous rassurer que les camarades qui sont dans le parti, qui ont exercé dans la mandature précédente des mandats des députés, même si vous ne voyez pas leurs noms sur les listes là aujourd’hui, ça ne veut pas dire qu’ils ne sont plus des soldats du parti. Ils sont dans le parti à mes côtés » a poursuivit celui que les militants de l’UPC appellent affectueusement ‘’Zeph’’

Peut on s’attendre à d’autres démissions ? Le président de l’UPC ne sera pas surpris si jamais cela arrivait dans les jours à venir. « Oui bien sûr. Si quelqu’un a été battu démocratiquement par une primaire et qu’il pense que peut être qu’il n’a plus rien à gagner, il peut être emmener effectivement à avoir ce genre de comportement », a déclaré le chef de file de l’opposition politique du Burkina.

« Il n’y a pas de cacique à l’UPC »

Pour Zéphirin Diabré, même s’il regrette le départ de ses militants, il est nécessaire que soient respectées les règles de fonctionnement du parti. « Il fut un temps que le président du parti et le Bureau politique d’une certaine manière désignait les gens. Mais les partis aussi évoluent avec leurs règles internes (…) surtout les jeunes aujourd’hui poussent fort pour imposer que la démocratie prévale. C’est ce qui s’est passé dans certains endroits où vous voyez ces résultats-là »

Pour ce qui est de la santé du parti à quelques semaines des élections, Zéphirin dit ne pas craindre une faiblesse. « Il faut d’abord que le parti s’appuie sur les gens qui ont été désignés par la base. Si la base désigne quelqu’un et que vous restez en haut là-bas pour changer, c’est là qu’il y a une faiblesse. Si la base a désigné une équipe pour mener un combat, c’est que vous avez confiance qu’avec cette équipe à la base, le combat est gagnable. (…) Sans présager des individus, nous ce qui nous intéresse, ce sont les équipes et dans les différentes provinces, les équipes qui sont les bases ont été désignées à travers un processus tout à fait transparent et démocratique »

Pour ce qui concerne spécialement la démission de certaines personnes considérées comme n’étant pas ‘’n’importe quel militant du parti’’ Zéphirin Diabré a réagi de manière très tranchée. « Aucun militant n’est n’importe quel militant du parti. Il n’y a pas de cacique à l’UPC. Même moi-même je ne suis pas un cacique. Moi-même le président si demain les gens estiment que je ne fais pas l’affaire, on me chasse, on me met de côté et le parti continu ».

 

Faso7

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