Burkina Faso : Les jeunes leaders du CGD échangent avec les coutumiers

Le club des jeunes leaders du Centre pour la gouvernance démocratique (CGD) a participé à une soirée culturelle chez Sa Majesté le Samand Naaba à Ouagadougou le 27 juin 2020. Organisée par le CGD et ses partenaires, cette soirée avait pour but de promouvoir les échanges intergénérationnels.

Afin de promouvoir l’implication des jeunes dans la gouvernance du Burkina Faso, le Centre pour la Gouvernance démocratique (CGD) en collaboration avec, Cheldren Believe et la Plateforme Nationale des Jeunes/pour les Objectifs du développement Durable (PNJ/ODD) ont mis en place un projet dénommé « Kombib Suur Koecé » ou participation citoyenne des jeunes.

Photo de famille entre les chefs et les jeunes leaders du CGD

C’est dans le cadre du projet « Kombib Suur Koecé » qui est soutenu techniquement et financièrement par l’Union européenne qu’une soirée culturelle de partage et d’échange entre jeunes et autorités coutumières a eu lieu. Organisée sous la forme d’un « arbre à palabre », cette soirée a permis aux jeunes leaders du CGD ainsi qu’à d’autres jeunes venus de Saaba et de Komsilga de dialoguer directement avec les chefs coutumiers et de découvrir les valeurs sociétales, utiles à la préservation de la cohésion sociale au Burkina Faso.

Facteur de rapprochement entre les jeunes

Les jeunes leaders concentrés à écouter les chefs

Pendant 03 heures, les chefs coutumiers composés entre autres de Sa majesté le Samand Naaba, la Princesse Sagnon (représentant la chefferie coutumière de l’ouest), le Chef Ba (représentant l’Emir du Liptako), le chef Sanou (représentant la chefferie coutumière bobo), le chef Diebado du Gulmu …,ont tenu en haleine les jeunes à travers de brillantes communications. Les termes abordés sont essentiellement en rapport avec la cohésion sociale, l’identité culturelle, la place de la chefferie traditionnelle dans la recherche de la paix.

Pour le principal initiateur du projet « Kombib Suur Koecé », cette soirée culturelle est un facteur de rapprochement entre les jeunes. « Nous nous sommes dits qu’il y a une nécessité d’apprendre à se connaitre, raison pour laquelle, nous avons organisé cette soirée d’échange et de partage avec les autorités coutumières (…) pour que les autorités coutumières qui sont les garants de la tradition et des valeurs nationales puissent nous enseigner, nous sensibiliser pour que nous apprenons à nous aimer, se donner la main et promouvoir notre participation », a laissé entendre Dieudonné Ouédraogo, Assistant de programme au CGD.

Encourager le tourisme interne

Présent à la soirée auprès de ses pairs, le Chef Ba, membre de l’Observatoire Nationales des Valeurs culturelles et éducatives et représentant l’Emir du Liptako, a pris la parole pour prodiguer des conseils aux jeunes. Pour lui, la connaissance géographique du Burkina Faso est un facteur essentiel pour valoriser la diversité culturelle. « Je souhaite qu’au niveau de notre pays, on puisse mieux se connaitre géographiquement et sur le plan de l’histoire. Il faut encourager le tourisme interne. C’est de cette manière qu’on va apprendre à se connaitre et à s’apprécier. On dit que pour comprendre une autre culture, il faut apprendre à la respecter dans sa façon de vivre et accepter que la vie de cette culture est valable et appropriée et pour son environnement et pour la communauté », s’est-il exprimé.

Assis de la gauche vers la droite, le Chef Dielbado du Gulmu, le Samand Naaba et le Yirim Naaba

Par ailleurs, pour promouvoir la cohésion sociale au Burkina Faso, le Chef Ba pense que les jeunes doivent jouer leur partition. « Nous devons apprendre à nous respecter, à nous aimer, à aimer notre pays, à nous comprendre puisque Dieu nous a crée les uns les autres mais il a logé dans chaque tête beaucoup d’intelligence qui nous permettent de nous donner la main, de nous tendre et de voir dans la même direction. C’est ce que je souhaite pour la jeunesse du Burkina », a-t-il poursuivi.

Le Club des jeunes leaders…

Convaincu que la construction du Burkina Faso ne pourra pas se faire sans la jeunesse, le CGD a mis en place un club de jeunes leaders. Venus de différentes régions du Burkina Faso, les membres de ce club sont composés de femmes et d’hommes issus de plusieurs groupes socio-professionnels. En effet on y trouve des médecins, des enseignants, des artistes, des journalistes, des juristes, des ingénieurs, des commerçants, des Dozos, des Kolgwéogo, des militants d’OSC etc.

Le Dr Thomas Ouédraogo, directeur excécutif du CGD expliquant aux jeunes leaders les activités du centre

 

Le club des jeunes leaders du CGD se veut être un cadre d’échange et de travail autour des thématiques qui minent l’actualité Burkinabè, à savoir la bonne gouvernance, la cohésion sociale, la promotion de la paix, le chômage des jeunes, etc. L’objectif essentiel recherché à travers la création de ce club est d’outiller les jeunes afin qu’ils puissent participer activement à la gouvernance politique du Burkina Faso. Par ailleurs, le souhait est qu’ils puissent influencer les décideurs publics dans leurs prises de décisions.

Composé d’environ 40 personnes, le club a tenu son tout premier atelier les 26 et 27 juin 2020.Il était essentiellement question pour les membres de faire connaissance et de définir ensemble les axes sur lesquels font porter leurs différents combats.

Amadou ZEBA

Faso7

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Un commentaire

  1. S’abreuver à la source du savoir pour mieux servir la génération actuelle et préparer les sillons prometteurs des générations à venir est quelque chose de noble.
    Merci aux différents partenaires pour la réussite de l’activité.

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