Lutte contre le paludisme : Vers une nouvelle génération de médicaments

Le Partenariat Europe-pays en développement pour les essais cliniques (EDCTP) ainsi que plusieurs autres partenaires tels que Novartis et MMV investissent 44 millions d’euros dans la recherche contre le paludisme en en Afrique.

Le Partenariat Europe-pays en développement pour les essais clinique (EDCTP) a octroyé une enveloppe de 21,9 millions d’euros au consortium PAMAfrica.L’autre partie de la subvention qui s’élève à un montant de 22 millions d’euros, est complétée par les autres partenaires à savoir Novartis, MMV et bien d’autres.

L’objectif de ses fonds est de soutenir sur une période de 5 ans le développement d’un portefeuille de projets qui seront réalisés sous l’égide du consortium de recherche PAMAfrica.Ces projet porteront sur le développement du premier nouveau traitement antipaludéen pour les nourrissons de moins 5 kg, un nouveau médicament à action rapide pour le traitement du paludisme grave et de nouvelle combinaison pour traiter le paludisme simple et pharmaco-résistant. Aussi, les capacités en termes d’essais cliniques en Afrique seront également renforcées afin d’assurer à chaque site impliqué un fonctionnement efficace conformément aux normes ICH-GCP.

Une nécessité de disposer de nouvelles thérapies

Photo d’illustration d’un vaccin contre le paludisme

Pour le directeur scientifique de MMV, et coordinateur du groupe PAMAfrica, le Dr Timothy Wells cette subvention tombe à pic. « Grace à ce soutien essentiel de l’EDCTP, nous pouvons non seulement réunir l’expertise africaine et européenne nécessaire pour mener à bien ces projets afin de répondre à des besoins non satisfaits, mais ce faisant, nous sommes également en mesure de soutenir la formation et le développement de la prochaine génération de leaders en recherche clinique sur le paludisme en Afrique », s’est-il exprimé. Par ailleurs, il s’est prononcé sur les projets auxquels seront destinés les fonds. Pour le Dr Timothy Well, le moment était venu d’appréhender de nouvelles approches dans la lutte contre le paludisme. « Ces trois projets de recherches sont axés sur des aspects urgents du traitement du paludisme. Observée à l’origine en Asie du Sud-Est, une résistance aux antipaludiques est signalée en Afrique et pourrait menacer les traitements actuels. Il est important de disposer de nouvelles thérapies actives contre cette menace de résistance émergente. Les travaux de recherches sur les nourrissons et le paludisme grave sont révolutionnaires car ils produisent des médicaments pour ce groupe négligé », a-t-il déclaré.

Une priorité mondiale

Selon le directeur général de l’EDCTP, la lutte contre le paludisme est une nécessité absolue. « Le paludisme tue 405 000 personnes chaque année et doit rester une priorité mondiale et nationale dans les pays endémiques. Nous espérons que le financement que nous avons accordé à PAMAfrica contribuera au développement de nouveaux traitements efficaces qui favoriseront l’éradication du paludisme tout en renforçant le développement des capacités de recherche africaines », a laissé entendre le Dr Michael Makanga.

Pour Caroline Boulton, la directrice du programme mondial anti-paludisme de Novartis, il existe une nécessité urgente d’élaborer de nouveaux traitements antipaludiques afin de lutter contre l’augmentation de la résistance des parasites aux thérapies actuelles. « En réponse à ce défi, Novartis s’est engagé à faire progresser la recherche et le développement de plusieurs traitements antipaludiques de prochaines générations. Dans ce contexte, les partenaires jouent un rôle essentiel dans l’avancement de ces nouveaux médicaments et nous apprécions vivement le soutien crucial de l’EDCTP à ce processus », a-t-elle affirmée.

Il faut noter que le consortium PAMAfrica comprend sept organisations de recherche, en Allemagne, au Burkina Faso, en Espagne, au Gabon, au Mozambique et en Ouganda. Il a pour principal défi de mettre en place une approche portefeuille souple centrée sur le développement de nouveaux antipaludiques afin d’améliorer les interventions de traitement chez les populations les plus vulnérables, notamment les nourrissons. Pour pouvoir relever ce défi, le consortium se base sur l’expertise combinée de ses différents partenaires africains et européens.

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