Burkina/ 08 mars : hommage aux filles briseuses de barrières

Des jeunes filles qui n’ont pas eu la chance de poursuivre leurs cursus scolaires, ont décidé de se lancer dans l’apprentissage des métiers longtemps considérés comme étant réservés exclusivement aux hommes. Une équipe de Faso7 est allée à leur rencontre le 04 mars 2020, au centre féminin d’initiation et d’apprentissage aux métiers (CEFIAM), à Ouagadougou.

Elles sont plus de 100 jeunes filles. Elles ont en moyenne 17 ans, issues pour la plupart d’entre elles de familles à revenues modestes, elles ont dû abandonner le chemin de l’école contre leur gré. Cependant, elles ont décidé de ne pas faire comme la majorité des jeunes filles dont l’échec scolaire ramène automatiquement dans un foyer précoce ou dans un maquis. Elles ont décidé de briser les barrières en se lançant dans l’apprentissage des métiers non traditionnels.

Vêtues de leurs tenues blues, avec des équipements de sécurité modestes, voir travailler ces jeunes filles impose du respect et de l’admiration. Elles s’y mettent avec courage et attention. Elles n’ont qu’une seule motivation. C’est l’amour pour le métier. « On fait ça par ce qu’on aime le faire. », a laissé entendre Korotimi Bonkoungou, apprenante en tôlerie. Selon elle, c’est l’amour pour le métier qui est sa source de motivation. Interrogée sur le fait que le métier soit considéré comme étant celui des hommes, elle répond avec le sourire en ces mots: « Avec le développement de la vie, on sait aujourd’hui que les femmes peuvent faire tous les métiers exercés par les hommes ».

De filles ambitieuses…

Des apprenantes en tôlerie

Ces briseuses de barrières ont de grands rêves. En effet, elles rêvent d’avoir leurs propres ateliers et faire connaitre leurs exemples au-delà des frontières burkinabè. « Je compte faire connaitre le métier à l’international afin qu’on s’aches que les femmes peuvent faire tous les métiers comme les hommes », s’est exprimé Koritimi Bonkoungou. Par ailleurs, elles veulent venir en aide aux filles qui sont aussi victimes des coups de la vie et qui sont toujours sans repère. « Je veux ouvrir mon propre garage pour apprendre le métier à mes sœurs, mes enfants et à toutes les filles qui vont vouloir apprendre le métier », a déclaré, Roukiatou Compaoré, apprenante en électricité-automobile.

Les apprenantes en électricité

Pour ces filles, il n’existe aucune barrière. « C’est vrai qu’ au début, tout le monde ne te fera pas confiance. C’est à toi de les prouver que tu peux le faire. C’est la confiance ou rien », s’est exprimé Roukiatou Compaoré. Selon ses propos, elle ne savait pas quoi faire avant de se lancer dans le métier d’électricien. Avec le temps, elle a compris qu’avec la volonté elle pouvait réaliser de grandes choses.

Invite aux autres filles

Confiantes de leurs succès, les briseuses de barrières appellent les filles qui n’ont pas la chance de terminer leurs scolarités et toutes les filles en générale de passer le cap des préjugés. « Il n’existe pas de métier uniquement pour les garçons. Depuis que je suis venu à CEFIAM, je suis contente d’apprendre un métier qui peut me sauver dans l’avenir. Je conseille mes sœurs qu’il n’existe pas de sot métier. Il suffit d’avoir confiance en toi et tout ira bien », a conclu Roukiatou Compaoré.

Faso7

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