CHR de Tenkodogo : Une unité d’appareillage orthopédique pour la mobilité des personnes avec handicap

Au Centre Hospitalier Régional de Tenkodogo, existe un service qui prend en charge les personnes avec handicap moteur. Il s’agit de l’unité d’appareillage orthopédique. En effet, ce service a pour rôle de permettre aux personnes en situation de handicap physique/moteur de pouvoir se déplacer en toute indépendance.

Selon Tapsoba Boureima Clément, chef de service en appareillage orthopédique, l’unité a existé de 2012 à 2015. Elle a été ravagée en 2016 par un feu et a été reconstruite et inaugurée le 17 juin 2020.

« Nous prenons en charge la personne en situation de handicap physique/moteur. Nous faisons des appareils pour donner espoir à la personne en situation de handicap d’avoir une indépendance de nouveau », a-t-il expliqué.

« Les orthèses, c’est quand le membre est là et nous voulons peut-être corriger le membre »,Tapsoba Boureima Clément, chef de service en appareillage orthopédique

Cette unité produit des orthèses et des prothèses. « Les orthèses, c’est quand le membre est là et nous voulons peut-être corriger le membre. On a les releveurs pour les personnes qui ont les pieds tombants. Les compensations pour les personnes qui ont des inégalités des membres. Des grands appareils de marche pour les personnes atteintes de la polio, ou encore d’autres affections maladives », a annoncé Tapsoba Boureima  Clément.

« S’il y a une amputation, là, on parlerait de prothèses. On a les amputations de la jambe, qu’on appelle amputation tibiale et là nous fabriquons des prothèses tibiales pour ces catégories de malade. Si l’amputation est au niveau du fémur, on parlerait d’une amputation fémorale. Nous allons fabriquer une prothèse fémorale pour ce malade », a noté le chef de service en appareillage orthopédique.

En ce qui concerne le processus, il s’agit de passer par un tracé sur un papier avec un bic ou un marqueur ou encore placer des bandes plâtrées dessus pour avoir un moult, quand il s’agit d’une malformation. Sur le cas d’amputation, les mesures sont prises avec des bandes plâtrées.

« On prend le moulage avec des bandes plâtrées. On obtient un négatif et on fait pétrir. On fait mouiller du plâtre en poudre, pour mettre à l’intérieur pour avoir des moules qu’on appelle positif. C’est sur le positif qu’on va travailler et obtenir la forme que nous voulons et ensuite aller au four pour travailler. Là, on donne un rendez-vous de 14 jours pour que la personne vienne prendre son appareil », a expliqué Tapsoba Boureima Clément en informant qu’il arrive que le rendez-vous n’atteigne pas les  14 jours.

Une séance de prise de mesure pour fabrication de d’un membre inférieur.

De son avis, les prothèses fémorales coûtent généralement cher. « Vu que le genou, le moins cher coûte à peu près 313 000 F CFA plus les autres pièces de jonction, il faut peut-être aller au-delà de 500 000 F CFA. Mais comme le travail se fait dans un CHR avec le travail humanitaire, ils ont ramené ça à 425 000. Les prothèses tibiales coûtent entre 225 000 F CFA et 300 000 F CFA », a laissé entendre Boureima Clément Tapsoba, assurant qu’ils arrivent à satisfaire plus d’un client.  

Pour les amputations de bras, l’unité n’a pas encore eu de consommable pour ce genre d’appareil. C’est pourquoi, l’unité ne fait pas de prothèses de bras. Ce qui leur constitue une difficulté.

Entre autres difficultés, se trouve le consommable. « Le consommable orthopédique coûte cher. Vu la cherté de nos consommable, on n’arrive pas à avoir en quantité ou alors planifier pour toute l’année », a-t-il expliqué.  

Il faut noter que l’appareillage orthopédique n’a pas le consommable pour toute l’année. La consultation et les balles plâtrées sont gratuites pour les enfants de moins de 5 ans. Cependant, il n’y a pas de partenaires prenant en charge l’appareillage des enfants de moins de 5 ans.

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