« Consommons local » : L’UNPRB lance un plaidoyer pour le riz burkinabè face aux importations

Face à la concurrence des importations de riz, l’Union nationale des producteurs de riz du Burkina Faso (UNPRB) a lancé, le mercredi 25 mars 2026 à Ouagadougou, un plaidoyer pour placer la production locale au centre de la consommation nationale. Cette initiative vise à informer la population sur les enjeux de la commercialisation et de la consommation du riz burkinabè, tout en la sensibilisant à l’importance de consommer local par la valorisation des atouts nutritifs et gustatifs du produit. Elle entend également faciliter l’accès à ces produits grâce au renforcement des circuits de distribution et à l’amélioration de leur visibilité.

​Pour Laurent Domboué, président de la Confédération paysanne du Faso (CPF), la filière riz occupe une place stratégique dans la lutte pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Burkina Faso. Le soutien à cette filière permet non seulement de renforcer la souveraineté alimentaire, mais aussi de dynamiser l’économie nationale. Pour cela, le président de la CPF a souligné que cette dynamique améliore les revenus des producteurs et génère des emplois pour les femmes et les jeunes sur l’ensemble de la chaîne de valeur.

Malgré son potentiel, le riz burkinabè peine à s’imposer face aux riz importés présents sur les marchés. Les producteurs pointent plusieurs obstacles, à savoir une concurrence déloyale des importations, un manque de visibilité dans les réseaux de distribution classiques ainsi qu’une méconnaissance par le public des qualités nutritives et gustatives du riz burkinabè.

Laurent Domboué, président de la Confédération paysanne du Faso (CPF) -©Faso7

« Consommer le riz du Burkina, c’est bien plus qu’un choix alimentaire. C’est soutenir nos producteurs et leurs familles. C’est investir dans notre économie nationale et préserver notre environnement en réduisant la dépendance aux importations. C’est aussi soutenir la création d’emploi, affirmer notre identité et notre fierté en tant que Burkinabè et africains », a-t-il indiqué.

Saluant les efforts du gouvernement, notamment en matière d’aménagement des plaines, de fourniture d’intrants à prix réduit et de labours gratuits, l’UNPRB appelle à une intensification du partenariat public-privé et à des actions fortes. Il s’agit de la fixation de prix rémunérateurs pour les paysans, de l’instauration de quotas sur les importations et de l’amélioration des infrastructures de transformation.

Par ailleurs, les acteurs de la filière invitent les citoyens à redécouvrir leur terroir. Cultivé avec passion, le riz national est présenté comme un produit de haute qualité, répondant aux standards esthétiques et culinaires les plus exigeants. Pour eux, consommer burkinabè n’est plus seulement un acte patriotique, c’est un choix de qualité pour la santé et pour l’économie du pays.

L’organisation appelle chaque foyer, institution et consommateur à choisir le riz burkinabè. Selon elle, derrière chaque grain produit se jouent le travail des producteurs, l’avenir de la santé des populations et la promesse d’un Burkina Faso et d’une Afrique autonomes sur le plan alimentaire.

« Notre objectif aujourd’hui est de pouvoir produire en quantité et en qualité pour permettre aux consommateurs du Burkina Faso de consommer ce qui est sain. Notre cri de cœur est de lancer un appel aux consommateurs pour qu’ils consomment le riz local, ce qui nous permettra de produire davantage », a souligné Georges Kiénou, président de l’UNPRB.

Lazard KOLA

Faso7

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