Burkina Faso : Plus de 500 femmes s’inscrivent à la campagne de chirurgie réparatrice du CHU de Bogodogo

Le service de gynécologie-obstétrique et de médecine de la reproduction du Centre hospitalier universitaire de Bogodogo (CHU-B) a lancé ce lundi 16 mars 2026 une campagne de chirurgie réparatrice vulvo-vaginale et intime. Cette opération est prévue pour se dérouler du 16 au 27 mars 2026. Plus de 500 femmes se sont inscrites pour cette session et à l’issue du processus de sélection, 110 patientes ont été retenues pour une prise en charge immédiate.
Le Pr Charlemagne Ouédraogo, chef de service de gynécologie-obstétrique au CHU-B, a souligné que les interventions concernent la réparation des séquelles liées à l’excision, la reconstruction du clitoris, la réfection des périnées endommagés ainsi que le traitement de l’incontinence urinaire. Au regard du nombre élevé de demandes, il a précisé que les patientes qui ne pourront pas être opérées durant ces deux semaines seront programmées progressivement lors des vacations hebdomadaires du service.
« Pendant ces deux semaines,nous allons recevoir 12 femmes par jour pour la réparation des clitoris,la réfection des périnées endommagé et autres », a-t-il indiqué.
Le Pr Ouédraogo a rappelé que cette campagne existe depuis maintenant 20 ans. Selon lui, cette initiative est également marquée par la formation de gynécologues venus de différentes localités du Burkina Faso et de la sous-région, afin de renforcer les compétences nationales en matière de prise en charge spécialisée.
Le directeur général du CHU-B, Saidou Nombré, a salué cette initiative qu’il juge particulièrement bénéfique pour la santé des femmes. Il a précisé que chaque participante a bénéficié d’une consultation préliminaire afin de s’assurer de son éligibilité et de répondre à ses préoccupations. Cette étape permet de préparer au mieux les patientes et de garantir une prise en charge sécurisée.
« J’invite toutes les femmes concernées à se rapprocher des services compétents du CHU de Bogodogo afin de bénéficier d’une prise en charge appropriée », a déclaré le directeur général. Il convient de noter que le coût de ces interventions chirurgicales est socialement étudié et rendu accessible durant cette période pour répondre aux besoins des patientes vulnérables.
Aminata OUATTARA (stagiaire)
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