Burkina Faso : « Droits de Regard », une exposition 100 % féminine aux Ateliers Maaneeré

 » Les Ateliers Maaneeré  » ont lancé le 7 mars 2026 à Ouagadougou l’exposition « Droits de Regard », dédiée aux femmes plasticiennes, artistes peintres et photographes. L’exposition durera deux semaines, du 7 au 21 mars 2026.

​Quatorze femmes, venues des quatre coins du Burkina Faso, participent à l’exposition « Droits de Regard » aux Ateliers Maaneeré. Ces artistes sont issues des arts plastiques, du design, de la sculpture et de la photographie. Le mois de mars, a fait savoir Christophe Sawadogo, fondateur des Ateliers Maaneeré, est un mois culturel au sein de l’établissement, avec un accent mis sur la date du 8 mars, Journée internationale des droits de la femme. L’exposition, explique-t-il, a été pensée en ce mois de la femme pour donner la voix aux artistes féminines afin qu’elles puissent donner leurs avis, à travers leurs tableaux, sculptures et photos, sur la société et ce qu’elle est en train de devenir.

​« Nous avons jugé utile de consacrer la célébration de cette journée à une exposition pour que les femmes puissent nous donner leur regard sur l’état du monde actuel. Et en tant que complices de tous les jours, en tant que familières de nos vies communes, nous estimons que leur regard, leur point de vue est utile pour que nous puissions savoir comment construire une société plus vivable, plus juste, plus paisible demain, parce que la femme est la conseillère de l’homme », a souligné Christophe Sawadogo.

​Pour l’organisation de l’exposition, les artistes féminines ont été invitées à faire des propositions d’œuvres. Les Ateliers Maaneeré ont apprécié ces travaux. Ils ont examiné de près, selon Christophe Sawadogo, leurs propositions esthétiques pour voir comment celles-ci pouvaient dialoguer entre elles.

« Les créations pouvaient être des passerelles entre des sensibilités, entre des univers différents parce qu’il y a des artistes qui sont arrivées de Bobo-Dioulasso, de Koudougou et d’autres provinces. Pour nous, il s’agissait de voir comment ces univers peuvent se mettre ensemble. C’est un peu pour nous à l’image de ce que nous voulons pour ce Burkina nouveau : un Burkina de cohésion, un Burkina de paix, un Burkina où chacun apportera son savoir-faire, quel que soit le domaine, en matière de construction de la paix et du vivre-ensemble », a justifié Christophe Sawadogo.

​Flora Younga a proposé deux photos de femmes de Tiébélé pratiquant la peinture murale. Artistiquement, c’est un honneur pour elle de pouvoir donner son avis sur la société. Concernant Tiébélé, explique-t-elle, elle a voulu montrer les gardiennes des traditions, celles qui font de la peinture murale. « Grâce à elles, la peinture murale est reconnue à l’UNESCO. J’ai voulu mettre en lumière ces dames qui, chaque jour, œuvrent à la promotion de la culture. (…) Je suis contente parce que je mets en lumière des femmes qui, jadis, n’étaient peut-être pas connues. J’ai décidé de donner l’opportunité au monde de les connaître », a soutenu Flora Younga.

​Pour Christophe Sawadogo, cette exposition sera une réussite si le public et les visiteurs se disent satisfaits des œuvres exposées. Le plus important est que les œuvres de ces femmes puissent être vues et achetées, afin qu’elles se fassent un revenu sur la base de leur travail. Si ces œuvres trouvent preneurs, pense-t-il, ce sera une raison de continuer à proposer au public des créations où le dialogue, la réciprocité et les univers se croisent.

​Saydou Ismaël GANAME

Faso7

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page