Droit de réponse du personnel de BANK OF AFRICA BURKINA FASO

Ceci est un droit de réponse du personnel de BANK OF AFRICA BURKINA FASO au communiqué de la Direction générale de la banque sur les décisions du Conseil d’administration.

 

Objet : Rétablir la vérité face à la communication unilatérale de la Direction Générale

À la suite du communiqué diffusé par la Direction Générale de BANK OF AFRICA (BOA) Burkina Faso concernant les décisions du Conseil d’Administration, le Bureau des Délégués du Personnel, agissant au nom de l’ensemble des travailleurs, tient à apporter les précisions nécessaires pour une compréhension objective de la situation. Il remercie Monsieur le Ministre des Serviteurs du Peuple pour sa disponibilité, son implication et sa facilitation dont les effets positifs commencent à se manifester.

  1. Une communication sans concertation : Le mépris du dialogue

Pendant que les échanges se poursuivent avec Monsieur le Ministre, nous déplorons que la Direction Générale ait choisi la voie d’un communiqué public unilatéral alors même qu’aucun mémorandum d’accord n’a été signé. Cette méthode, qui consiste à écarter les partenaires sociaux de la communication institutionnelle, contredit frontalement les principes de Responsabilité Sociétale de l’Entreprise (RSE) dont se réclame la Banque.

Lire aussi : Communiqué BOA Burkina Faso : Poursuite du dialogue social et décisions du Conseil d’Administration

  1. Des décisions unilatérales qui ne sont pas des « faveurs »

L’opinion publique doit savoir que les mesures annoncées ne sont pas le fruit d’une libéralité soudaine de l’employeur, mais l’aboutissement d’un combat légal engagé depuis 2023. Il s’agit de l’exécution d’une décision du Conseil d’Arbitrage qui a condamné la banque au nivellement des écarts salariaux et avantages à la suite d’une étude comparative du secteur bancaire. Présenter ces acquis sans mentionner les deux années de procédure judiciaire et les sacrifices du personnel est une omission grave.

  1. Le flou persistant : Des promesses sans calendrier

Le communiqué de la Direction reste volontairement vague sur les délais de mise en œuvre. Or, l’histoire de ce conflit est marquée par des promesses non tenues depuis 2018. Nous attendons:

  • Un calendrier précis et ferme d’application des nivellements de salaires et avantages.
  • Des réponses concrètes sur les 15 points restants, notamment l’intégration des intérimaires de plus de 3 ans d’ancienneté et la place du personnel dans les instances stratégiques.
  1. Une grève légale, pas un « mouvement d’humeur »

Contrairement à ce que suggère une communication orientée, notre mouvement est strictement légal et structuré. Nous avons, par sens des responsabilités, reporté la grève à plusieurs reprises (notamment en décembre 2025) pour ne pas pénaliser les clients pendant les fêtes. C’est l’absence de solutions concrètes de l’employeur qui nous a contraints à l’arrêt de travail, à la suite d’un préavis de 72 heures.

Lire aussi : BOA Burkina Faso : Le personnel dépose un préavis de grève de 96 heures à compter du 16 février 2026

Conclusion : Notre engagement envers la clientèle

Nous réitérons nos excuses à notre aimable clientèle. Notre combat n’est pas seulement financier : il vise à améliorer les conditions de travail (sous-effectifs à combler, matériels défectueux…) et instaurer un modèle de gestion humaine respectueux, garant d’un environnement de travail sain, seul gage d’une qualité de service durable et d’une banque réellement solide. Le dialogue doit être sincère, bilatéral et respectueux. Le personnel reste mobilisé et à l’écoute.

Les délégués du personnel de la BOA BURKINA FASO

Les délégués syndicaux de la BOA BURKINA FASO

 

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