« Plus jamais le Burkina Faso ne sera un État sous tutelle » (Rimtalba Jean-Emmanuel Ouédraogo)

La diplomatie burkinabè a connu un tournant majeur sous la conduite du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré. C’est le message fort porté par le Premier ministre, Rimtalba Jean-Emmanuel Ouédraogo, lors de son discours sur la situation de la Nation devant l’Assemblée législative de Transition (ALT), ce vendredi 30 janvier 2026.

Pour le Chef du gouvernement, cette nouvelle orientation s’inscrit dans un contexte régional marqué par une prise de conscience collective des peuples du Sahel. « Face à l’hypocrisie et au mépris, les peuples du Sahel ont choisi l’unité », a-t-il affirmé, soulignant que l’année 2025 a été dominée par le renforcement de l’alliance stratégique entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger au sein de la Confédération des États du Sahel (AES).

Selon Rimtalba Jean-Emmanuel Ouédraogo, l’approfondissement de l’AES constitue la pierre angulaire de la politique régionale. Cette architecture confédérale est devenue le cadre principal de la sécurité collective, du développement intégré et de l’affirmation diplomatique des États membres.

Des avancées institutionnelles et stratégiques ont été enregistrées avec l’adoption de protocoles additionnels au traité fondateur de l’AES, renforçant la coordination diplomatique, la défense commune et les politiques de développement.

Le Chef du gouvernement a également qualifié de « succès majeur » la désignation du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, à la présidence de la Confédération AES lors de la deuxième session du Collège des Chefs d’État, le 23 décembre 2025 à Bamako. « Cette confiance engage notre pays à porter haut la voix des peuples du Sahel et à faire de l’AES un espace sécurisé et de souveraineté retrouvée », a-t-il soutenu.

Le Premier ministre a mis en exergue le lancement de la Force unifiée de l’AES, qu’il considère comme « un pas décisif vers la sécurisation de notre espace commun ». Selon ses propos, c’est grâce à des concertations permanentes, « le Burkina Faso, le Mali et le Niger parlent désormais d’une seule voix sur les enjeux régionaux et internationaux », renforçant ainsi leur crédibilité.

Sur le plan institutionnel, le passeport et la carte d’identification biométrique AES sont désormais une réalité tout comme la Banque confédérale pour l’investissement et le développement, la télévision confédérale émettant depuis Bamako et la radio confédérale basée à Ouagadougou.

Le Chef du gouvernement a rappelé que le Burkina Faso a pris des décisions souveraines majeures, notamment son retrait de l’Organisation internationale de la Francophonie en février 2025 et de la Cour pénale internationale en septembre 2025. « Plus jamais le Burkina Faso ne sera un terrain d’expérimentation ou un État sous tutelle », a-t-il martelé.

Rimtalba Jean-Emmanuel Ouédraogo a également insisté sur la diversification des partenariats diplomatiques, avec l’établissement de relations avec le Kirghizstan et la signature d’accords de consultations politiques avec plusieurs pays d’Asie et d’Europe, tout en renforçant les partenariats stratégiques avec la Russie, la Chine, l’Iran, la Türkiye et des pays africains.

Faso7

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