Sécurité routière : L’ONASER sensibilise les usagers de la route à Dano

L’Office national de la sécurité routière (ONASER), en collaboration avec la Police nationale, a mené une opération spéciale de sensibilisation dans la ville de Dano le mercredi 28 janvier 2026. Cette initiative s’inscrit dans le prolongement de l’opération Wibga, lancée à la mi-décembre 2025 sur l’ensemble du territoire national.

La route continue de faire des victimes. Pourtant, des précautions simples prises à temps pourraient éviter de nombreux drames. C’est dans cette optique que l’ONASER a décidé de lutter contre la négligence et les comportements à risque à Dano à travers une sortie de sensibilisation ciblée.

Le Commissaire Principal de Police, chef d’antenne ONASER Ouest, Edouard Ouédraogo, a rappelé que les missions essentielles de l’Office national de la sécurité routière (ONASER) consistent à promouvoir la sécurité routière, à contribuer à l’amélioration des conditions d’exploitation du réseau routier et à favoriser la fluidité du trafic.

Selon lui, l’opération de sensibilisation menée à Dano s’inscrit pleinement dans cette dynamique. « Nous avons constaté une recrudescence des accidents de la circulation dans la province du Ioba. C’est pourquoi cette mission vient renforcer les campagnes de sensibilisation déjà engagées au niveau national, notamment depuis le mois de décembre avec l’opération wibga », a-t-il expliqué.

À travers cette action, l’ONASER entend sensibiliser les usagers de la route au respect du port du casque, à la limitation de la vitesse fixée à 50 km/h en agglomération et à 80 ou 90 km/h hors agglomération ainsi que le port de ceintures de sécurité pour les engins à quatre roues. Cette opération vise ainsi à renforcer la prévention et à réduire durablement les accidents de la route dans le chef-lieu de la province du Ioba.

Sur le terrain, plusieurs usagers n’observent pas les mesures de sécurité

Sur la route nationale n°1, le constat est sans appel. Vélos, motos, tricycles, cars et camions se succèdent, mais de nombreux usagers circulent sans équipements de protection ou sans respecter les règles élémentaires de sécurité routière. Les forces de l’ordre, dans les feux tricolores saisissent la balle au rebond et passent le message.

Interrogée sur le non-port du casque, une motocycliste affirme ignorer son caractère obligatoire en zone urbaine. « J’ai un casque à la maison, mais je pensais que c’est seulement lorsqu’on sort de la ville qu’il faut le porter », confie-t-elle. Après la sensibilisation, elle s’engage à changer de comportement.

Comme elle, Romaric Dabiré circulait sans casque. Il explique que le vendeur de la moto ne lui en avait pas fourni lors de l’achat. Sensibilisé par les agents de sécurité, il promet de s’en procurer un dans les plus brefs délais.

À l’inverse, certains usagers montrent l’exemple. Dabiré René et son frère roulent à moto, tous deux casqués. « Je porte le casque pour me protéger. Sans le casque, en cas d’accident, je peux avoir une fracture au niveau de la tête », explique René, le conducteur.

Un autre motocycliste, Palingwendé Renaud, agent de santé, affirme mesurer quotidiennement les conséquences dramatiques des accidents de la circulation à travers les victimes qu’il prend en charge. Pour Renaud, les blessures d’accident occasionnent des dépenses qu’on pourrait éviter en portant son casque.

Chez les automobilistes, les conducteurs et passagers rencontrés semblent davantage se conformer aux règles de sécurité. Tous ceux qui se sont prêtés à nos questions portaient la ceinture de sécurité, et les chauffeurs affirmaient respecter les limitations de vitesse.

Somé Nestor est un habitué de la route. « Je porte la ceinture de sécurité d’abord pour ma propre sécurité. Je voyage souvent de Gaoua à Ouagadougou et je la mets toujours », a-t-il affirmé. Il se dit rassuré quant à l’impact de la campagne, estimant que le message de l’ONASER est bien passé.

Au terme de cette première sortie du jour, le Commissaire Principal, Chef d’antenne ONASER Ouest s’est dit satisfait du déroulement de la séance. À l’en croire, les populations ont été attentives et par la persistance des messages de sensibilisation seront en règle.

Faso7

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