Abdoulaye Sourgou : « Les jeunes ne doivent pas dormir dans la faim, parce qu’il y a tout »

Du showbiz au sport en passant par l’entreprenariat et la formation des jeunes, il y a des Burkinabè qui mettent leur fortune, leurs temps et leurs énergies pour soutenir la jeunesse. Abdoulaye Sourgou fait partie de cette catégorie de personnes. Parrain de plusieurs manifestations socioculturelles et sportives, il se distingue dans le mécénat depuis maintenant plusieurs années. Ce mardi 6 janvier 2026, il s’est ouvert à Faso7. Son parcours, sa vision et son engagement, « Honorable Abdoulaye Sourgou » a expliqué.

Né dans une famille modeste, Abdoulaye Sourgou a grandi dans une « zone non-lotie », loin du confort et des privilèges. Manger trois fois par jour relevait de l’exception. « Le jour où j’étais content, c’est le jour où j’arrivais à manger deux fois », confie-t-il.

Pour survivre et soutenir sa famille, il pousse des charrettes d’eau, casse des bûches de bois, creuse des trous, se contentant parfois de 75 ou 100 francs CFA. Chaque pièce gagnée servait à manger, mais aussi à payer ses études.

C’est cette enfance rude qui façonne aujourd’hui sa vision. Pour lui, aider les jeunes n’est ni une faveur ni un calcul politique, mais un devoir citoyen. « Quand tu as traversé tout ça et que tu vois des jeunes dans des situations difficiles, tu ne peux que les accompagner », affirme-t-il. S’il reconnaît que certains n’ont jamais connu la faim, il dit accorder une attention particulière à ceux qui montrent une réelle volonté de s’en sortir. L’effort appelle l’effort.

« Il faut toujours commencer par un point A pour atteindre un point B », Abdoulaye Sourgou

Dans son discours, Abdoulaye Sourgou rejoint l’appel à la solidarité lancé par le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré. Il est convaincu que le Burkina Faso est un pays béni, riche en opportunités, à condition de changer de mentalité. « Les jeunes ne doivent pas dormir dans la faim, parce qu’il y a tout. Ils peuvent travailler », martèle-t-il. Refuser l’effort, selon lui, revient à s’exposer à l’impasse le jour où survient la difficulté.

Son engagement ne date pas d’aujourd’hui. Depuis longtemps, il investit dans l’accompagnement des jeunes, allant jusqu’à financer du matériel pour leur permettre de travailler. Il les oriente vers les ministères, les formations qualifiantes, les stages et les structures d’insertion. « Il faut toujours commencer par un point A pour atteindre un point B », insiste-t-il, convaincu que le chemin vers la réussite passe par la qualification et la persévérance.

Pour Abdoulaye Sourgou, la plus grande richesse reste l’humanisme. Une valeur cardinale qui, selon lui, peut transformer la société. Il rejette la culture de la mendicité et appelle les jeunes à faire confiance à leurs « dix doigts ». Un message fort, porté par un homme dont la vie est la preuve que l’effort, allié à l’humanisme, peut changer un destin.

Suivre l’intégralité de l’interview ici :

Basile SAMA

Faso7

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