Nutrition : Le programme « Right2Grow » à l’heure du bilan au Burkina Faso

Après cinq ans de mise en œuvre, le programme « Right2Grow » est à l’heure du bilan. Afin de partager les informations sur les acquis avec les parties prenantes, le consortium d’organisations, dont l’ONG Save the Children, tient un atelier de clôture à Ouagadougou. Cet atelier a débuté dans la matinée de ce 27 novembre 2025, à l’issue d’une cérémonie.
C’est en 2021 que le programme « Right2Grow » a pris ses marques au Burkina Faso avec un leitmotiv d’améliorer la nutrition des enfants, de renforcer l’accès à l’eau potable, à l’hygiène et à l’assainissement. Il a déployé ses actions dans plusieurs régions du pays notamment celles des Kuilsé, du Yaadga, du Goulmou, de la Sirba et la Tapoa.
Selon Benoît Delsarte, Directeur pays de Save the Children Burkina Faso, le programme a permis de créer un mouvement citoyen porté par 88 Organisation de la société civile (OSC). Elles ont été outillées et organisées en groupe de plaidoyer. Après 5 ans, il a rassuré que ces OSC sont à présent capables d’analyser les budgets, de convaincre les autorités et de défendre efficacement le besoin de leurs communautés. Outre cela, le groupe de plaidoyer prend part à près de 80 % des débats budgétaires au niveau des collectivités territoriales.
Par ailleurs, ces OSC ont mené des actions qui ont permis d’accroître considérablement les lignes budgétaires spécifiques et sensibles à la nutrition dans leurs plans communaux de développement, dit-il. Les budgets sont par exemple passés de 3 % à 8 %. Sur le volet sensibilisation, il a laissé entendre que plus de 2,5 millions de personnes ont été touchées, améliorant ainsi les pratiques nutritionnelles, d’hygiène et de participation citoyenne.

« Au niveau national, le programme a contribué à la mise en œuvre de la politique et du plan stratégique multisectoriel de la nutrition à travers des soutiens techniques et financiers pour la mise en œuvre des activités prioritaires. Aujourd’hui, nous ne fermons pas simplement un chapitre. Nous célébrons une dynamique, une mobilisation et surtout, une communauté d’acteurs engagés, qui ont prouvé que lorsque nous avançons ensemble, les résultats dépassent toujours les attentes », a indiqué Benoît Delsarte.
Sur les questions de nutrition et de l’assainissement, les membres du groupe de plaidoyer affirment avoir été suffisamment outillés. Après la fin du programme, les porteurs de projet peuvent compter sur eux pour perpétuer l’initiative, rassurent-ils.
« Ce projet va perpétuer vraiment les actions sur le terrain, du moment où déjà en cinq ans, il y a des actions concrètes qui sont faites sur le terrain. Et on peut en citer pas mal de réalisations dans chaque région, que ce soit la réalisation de greniers, la réalisation des dépôts pour le ramassage des déchets, la réalisation et l’accompagnement au niveau de la communauté », a fait savoir Christophe Sandwidi, membre du groupe plaidoyer des Kuilsé.

Dans son discours lu par son représentant à la cérémonie d’ouverture de l’atelier, le ministre en charge de la Santé, Dr Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, a souligné la nécessité de consolider les acquis engrangés. Pour lui, chacune des parties prenantes formées doit s’atteler à accomplir la mission qui lui a été assignée.
« Le Gouvernement, pour sa part, réaffirme son engagement à accompagner cette transition et à renforcer davantage la gouvernance multisectorielle de la nutrition à travers des politiques publiques cohérentes, basées sur les évidences scientifiques et les besoins exprimés par les populations », a rassuré le ministre.
À noter que le consortium Right2Grow est constitué de Save the Children International, Action contre la faim, The Hunger project, the Economic governance and accountibility in Africa, Resonut, association monde rural. Il bénéficie du financement du ministère des Affaires étrangères du royaume des Pays-Bas.
Cheick Habib Désiré BAYILI
Faso7



