Télécommunications : Le Burkina Faso et le Ghana suppriment les frais de roaming (itinérance)

Le Burkina Faso et le Ghana ont signé, ce vendredi 21 novembre 2025 à Ouagadougou, un accord de partenariat portant sur la suppression des frais d’itinérance (roaming) entre les deux pays. Cet accord permettra aux populations de ces deux pays d’utiliser leurs téléphones mobiles de manière transfrontalière sans surcoût ni taxe supplémentaire.
Fin des frais d’itinérance entre le Burkina et le Ghana. Le roaming, ou itinérance en français, est le service qui permet à un utilisateur de téléphonie mobile d’utiliser les réseaux des opérateurs mobiles étrangers lorsqu’il se trouve hors de la zone de couverture de son opérateur national (son pays d’origine ou sa zone forfaitaire).
Jusqu’à présent, lorsqu’un Burkinabè quittait le Burkina pour le Ghana, il devait s’acquitter de frais supplémentaires élevés, appelés frais d’itinérance ou frais de roaming, pour continuer à utiliser le réseau mobile de son pays sur le territoire ghanéen.
Bientôt, un Burkinabè voyageant au Ghana, ou un Ghanéen se rendant au Burkina Faso, pourra utiliser le réseau mobile de son pays sans payer ces frais d’itinérance. Cette avancée est rendue possible grâce à la signature de cet accord de partenariat, baptisé « free roaming » ou itinérance gratuite entre le Burkina et le Ghana.
Le Secrétaire Exécutif de l’ARCEP (Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes), Patrice Compaoré, a expliqué que c’est dans le cadre de la Semaine du Numérique, durant laquelle le Ghana a été invité, que les deux pays ont œuvré à la matérialisation de cet accord. Une rencontre préalable entre les ministères des Économies Numériques des deux pays a permis de jeter les bases de cet accord, a rappelé Patrice Compaoré. Au cours de cette rencontre, dit-il, la ministre chargée de l’économie numérique du Burkina Faso a émis la possibilité de voir les deux pays signer un accord de suppression des frais d’itinérance.
Après avoir étudié la proposition, le ministre de l’Économie Numérique du Ghana a donné son avis favorable. La Semaine du Numérique, au dire de Patrice Compaoré, a ensuite servi de cadre aux équipes techniques des différentes administrations et des compagnies de téléphonie mobile pour travailler sur les contours et les détails de cet accord. C’est ce travail, a souligné Patrice Compaoré, qui a permis aux pays de finaliser et de signer cet accord historique.
« C’est une façon de renforcer la coopération entre les deux pays, de renforcer la coopération au niveau des acteurs de l’écosystème du numérique. C’est une intégration numérique qui permet aux deux peuples de communiquer aisément et de profiter entièrement des services de communication électronique. Nous avons une forte communauté burkinabè au Ghana, tout comme les Ghanéens ont une forte communauté au Burkina. Cet accord va permettre aux différents peuples de pouvoir échanger de façon fluide, d’échanger sans difficulté à des prix abordables, étant entendu que nous avons supprimé la taxe liée au roaming », a-t-il déclaré.
De son côté, le ministre Ghanéen de l’Économie Numérique a attribué la réussite de cet accord aux bonnes relations diplomatiques entre le Ghana et le Burkina Faso. Selon lui, cet accord témoigne de la volonté du Burkina Faso de ne pas utiliser le Ghana uniquement comme corridor, mais aussi comme une voie de transport de technologie vers le Burkina Faso, et vice versa.
Du point de vue du ministre ghanéen, la signature de cet accord est le point de départ d’une collaboration conséquente dans le domaine du numérique. C’est une première étape vers une économie numérique et digitale profitable à tous.
Saydou Ismaël GANAME
Faso7



