Cahier des charges des Institutions Privées d’Enseignement Supérieur (IPES) : Le ministère fait des précisions

Le professeur Samuel Paré, secrétaire général du ministère chargé de l’Enseignement supérieur, a animé une conférence de presse, ce mardi 18 novembre 2025 afin de clarifier les modalités d’organisation des examens nationaux et de recrutement des enseignants dans le cadre du nouveau Cahier des charges des Institutions Privées d’Enseignement Supérieur (IPES). Cette séance d’information visait à dissiper les incompréhensions nées de la présentation initiale du document aux promoteurs des établissements privés.
Le nouveau cadre réglementaire rend désormais obligatoires les évaluations nationales pour l’obtention des diplômes de Licence, Master et Doctorat. Cette mesure concerne les établissements privés que les établissements. Pour les établissements privés hors secteur sanitaire, les diplômes seront délivrés après des évaluations nationales organisées par les institutions publiques d’enseignement supérieur et de recherche.
Les établissements privés formant aux sciences de la santé seront quant à eux soumis à un système d’évaluations nationales pour tous les passages en classe supérieure, de la première année de licence jusqu’au doctorat, également sous la supervision des institutions publiques.
Concernant le recrutement des enseignants, les établissements privés doivent disposer d’un nombre minimum d’enseignants permanents titulaires d’un doctorat ou titre équivalent dès l’ouverture de chaque formation. Ce minimum est fixé à trois enseignants pour un institut supérieur ou une grande école, et à cinq pour une université.
Les enseignants sans statut d’enseignant-chercheur doivent obtenir une autorisation ministérielle conditionnée par une formation en pédagogie universitaire. Après dix années de fonctionnement, les effectifs doivent comprendre au moins 20% d’enseignants permanents, proportion qui devra atteindre 50% après 25 ans.

Les filières médicales et vétérinaires sont soumises à des exigences spécifiques, nécessitant 60% d’enseignants hospitalo-universitaires permanents dans certaines spécialités. De plus, la moitié des effectifs doit avoir cinquante ans ou moins, tandis que seulement 20% peuvent dépasser 65 ans, retraités inclus.
Le Pr Samuel Paré a affirmé que ces réformes gouvernementales visent à améliorer durablement la qualité de l’enseignement supérieur privé, à sécuriser les parcours étudiants et à renforcer la valeur internationale des diplômes délivrés.
« Les réformes engagées par le Gouvernement traduisent une volonté ferme d’améliorer durablement la qualité de l’enseignement supérieur privé, de sécuriser les parcours académiques des étudiants, et de consolider la valeur et la compétitivité des diplômes délivrés aux plans national et international », a-t-il indiqué.
Lazard KOLA
Faso7



