Burkina Faso : Lancement de la Semaine nationale de lutte contre la cybercriminalité, avec Orange Money comme partenaire

Le ministère de la Sécurité à travers la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité (BCLCC) organise la 1ʳᵉ édition de la Semaine nationale de lutte contre cybercriminalité (SNLC) du 27 au 31 octobre 2025. La cérémonie d’ouverture s’est tenue, ce mardi 28 octobre 2025, à Ouagadougou, sous la présidence de Mahamadou Sana, ministre de la Sécurité. Orange Burkina Faso, partenaire de la BCLCC, accompagne cet évènement, en tant qu’entreprise citoyenne de droit burkinabè pour la lutte contre ce fléau.
Placée sous le thème « Bâtir une résilience nationale face à la cybercriminalité : un impératif pour la paix, la sécurité et la souveraineté numérique du Burkina Faso », cette activité se veut un espace d’action, de sensibilisation et d’engagement collectif. Elle constitue un cadre de réflexion, d’échanges, de formations et de sensibilisation pour renforcer la prévention, la collaboration et la résilience collective face aux menaces du cyberespace.
Au programme de cet événement figurent plusieurs activités notamment des panels, des caravanes de sensibilisation, des sessions de formation, un tournoi de maracana et des journées portes ouvertes. Une « Grande nuit des acteurs » est également prévue pour mobiliser, instruire et célébrer les efforts collectifs.
Selon le commandant de la BCLCC, le commissaire principal de police Bantida Samire Yoni, plus de 6,7 milliards de francs CFA de préjudices financiers ont été enregistrés entre 2020 et 2024 suite à des escroqueries et autres atteintes commises dans le cyberespace national. Pour lui, ces chiffres illustrent l’ampleur du phénomène et la nécessité d’une mobilisation collective urgente pour protéger les citoyens et préserver la stabilité numérique du Burkina Faso.
La sécurité numérique du Burkina Faso
C’est pour répondre à cette menace que la Semaine nationale de lutte contre la cybercriminalité a été initiée. Selon le commissaire principal de police Bantida Samire Yoni, cet événement se veut une plateforme d’éveil, de formation et d’action. Il a pour ambition de rassembler acteurs publics et privés, experts, jeunes, médias et populations autour d’un objectif commun, notamment promouvoir une culture nationale de cyber-prudence et de responsabilité numérique.
« La cybersécurité n’est pas uniquement une affaire de technologie ou de lois. C’est avant tout une question de comportement, de vigilance, de responsabilité individuelle et collective. Chacun de nous, institution, entreprise, citoyen, détient une part de la sécurité numérique du Burkina Faso », a-t-il indiqué.
Prenant la parole au nom des parrains, le ministre en charge de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, a indiqué que le numérique est un moteur essentiel du développement économique, social et institutionnel de toute nation. Il a toutefois souligné que l’escroquerie en ligne, l’usurpation d’identité, le chantage à la vidéo ou encore la diffusion de contenus illicites et de fausses informations ont des conséquences lourdes. Ces cybercrimes portent atteinte à la dignité humaine, à la réputation des institutions et à la stabilité de la société tout entière.
Le numérique, un levier d’innovation
Par ailleurs, le ministre a indiqué que des réformes sont en cours pour adapter l’arsenal juridique du pays à l’évolution de la menace et pour renforcer la coopération judiciaire régionale et internationale. L’objectif est également de doter les magistrats et les enquêteurs des compétences nécessaires pour lutter contre la criminalité numérique sous toutes ses formes.
« L’escroquerie en ligne, les usurpations d’identité, les chantages à la vidéo ou encore la diffusion de contenus illicites et de fausses informations traduisent la sophistication croissante de la criminalité numérique », a-t-il souligné.

Présent à cette cérémonie, le ministre Mahamadou Sana a souligné que la cybersécurité ne relève pas seulement des spécialistes, mais constitue un enjeu de sécurité nationale et de souveraineté. Il a invité l’ensemble des acteurs à la vigilance face aux dangers du numérique. S’adressant particulièrement aux jeunes, il les a exhortés à faire du numérique un levier d’innovation plutôt qu’un instrument de nuisance. Aux institutions, le ministre a appelé à investir davantage dans la sécurité de leurs systèmes numériques.
« En bâtissant une résilience numérique solide, nous consolidons les fondements de la paix et du développement durable de notre nation. Nous devons donc promouvoir une culture de la vigilance, de la responsabilité et de la collaboration », a-t-il déclaré.

A noter que plusieurs acteurs prennent part à cette édition de la Semaine Nationale de Lutte contre la Cybercriminalité (SNLCC) notamment des étudiants, le secteur privé, la société civile et des institutions. Elle vise à renforcer la prévention et la résilience collective face aux menaces cybernétiques.
Cette semaine incarne la volonté du Gouvernement de bâtir une résilience nationale, fondée sur la prévention à travers la sensibilisation et l’éducation numérique. Cette résilience passe également par la protection, via la sécurisation des infrastructures et des données, et par la répression, avec la poursuite des auteurs et l’application rigoureuse des lois.
Lazard KOLA
Faso7



