Burkina Faso : L’ouvrage d’Oumar Sanon analyse la gestion collective du droit d’auteur à l’ère numérique

Oumar Sanon, diplômé en Droit de la Propriété Intellectuelle (DPI) de l’Université de Poitiers, a procédé, ce mercredi 22 octobre 2025 à Ouagadougou, à la dédicace de son ouvrage intitulé « La gestion collective du droit d’auteur à l’épreuve de l’exploitation numérique des œuvres au Burkina Faso ».
Désigné depuis 2022 comme point focal du projet Filière Musique et Développement des Nouveaux Modèles d’exploitation en ligne des œuvres, Oumar Sanon occupe également les fonctions de chef du service de la promotion culturelle et de directeur chargé des stratégies de développement du droit d’auteur et de la gestion collective au sein du Bureau burkinabè du droit d’auteur (BBDA).
À travers cet ouvrage, composé de 318 pages réparties en deux grandes parties, l’auteur aspire à contribuer au renforcement de l’industrie culturelle nationale en favorisant une compréhension approfondie de la gestion collective, qu’il érige en levier fondamental du développement.
Dans l’ouvrage Oumar Sanon, analyse les défis que pose le numérique à la protection des droits d’auteur et au développement de l’industrie culturelle. « Cette discipline ne semble pas relever des matières prioritaires dans les universités africaines, malgré son importance croissante », a-t-il déploré.
La gestion collective, selon l’auteur, demeure le modèle le plus pertinent pour administrer les droits exclusifs du droit d’auteur, bien qu’elle présente certaines limites que le mécanisme de la copie privée tente de pallier. C’est ce que révèle la première partie de l’ouvrage, composé de cinq chapitres, dont le premier, intitulé « Les droits issus des créations littéraires et artistiques », s’étend de la page 37 à la page 61.
Dans la deuxième partie, consacrée à « La gestion collective à l’épreuve de la contrefaçon des œuvres dématérialisées », Sanon met en lumière le rôle crucial joué par les services de la douane dans la collecte des redevances. Il y souligne également les difficultés auxquelles se heurtent les organismes de gestion collective, confrontés à un contexte national marqué par l’insécurité, qui entrave l’exploitation des œuvres artistiques et entraîne une baisse significative des revenus des créateurs. « Les entraves à l’évolution des productions artistiques », lit-on au chapitre 8 à la page 247.
Face à la digitalisation des œuvres, Sanon appelle les organismes africains à s’adapter aux nouvelles réalités technologiques pour renforcer une industrie culturelle autonome. Il invite aussi à l’union des experts africains afin de construire une vision culturelle fondée sur les identités et les richesses du continent.
Proposé au prix unitaire de 12 500 F, l’ouvrage est disponible à Sankofa ainsi qu’à Gurli Éditions.
Éléonore Savadogo
Faso7



