Atelier Convergence EAUtonomy : Le GRAAD réfléchit pour le bien-être de la femme

Au Burkina Faso, le taux d’assainissement est de 28,6 % et celui de l’accès à l’eau potable de 78,5 % pour l’année 2024. De façon générale, ce sont 74,05 % de la population en Afrique centrale et de l’Ouest qui avaient accès à l’eau potable en 2022. Face à cette situation, le Groupe de Recherche et d’Analyse Appliquées pour le Développement (GRAAD) a initié une recherche intitulée « Gestion et gouvernance de l’eau et de l’assainissement pour un développement durable et inclusif en Afrique centrale et de l’Ouest » (Atelier Convergence EAUtonomy). Le lancement de ladite initiative est intervenu, ce vendredi 1ᵉʳ août 2025.
Les problèmes d’accès à l’eau potable et à l’assainissement ont un impact direct sur les populations, en particulier sur les femmes et les filles. Selon le GRAAD, elles supportent la plus grande part des besoins domestiques en eau et assainissement. La tenue du présent atelier vise alors comme objectif de trouver des solutions.
Une démarche « bien appréciée » par le département en charge de l’environnement. Selon le représentant du ministre, Alain W. Nikièma, la recherche menée par le GRAAD Burkina et ses partenaires est d’une grande importance. « Elle vise à proposer, sur la base de résultats probants, des approches innovantes pour atteindre les objectifs de développement durable dans le secteur et assurer une autonomisation de la femme », a-t-il laissé entendre.

Pour lui, l’atelier « Convergence EAUtonomy est plus qu’une simple réunion » est un cadre de dialogue ouvert et inclusif où se croisent des expertises variées. Il a par ailleurs ajouté que c’est une opportunité unique de partager les savoirs, de croiser les expériences et, surtout, de co-construire des solutions adaptées aux réalités locales.
« L’un des objectifs de cet atelier est de susciter l’adhésion et l’appropriation des résultats en vue de faciliter leur intégration dans les politiques et stratégies sectorielles. Je vous encourage à participer activement aux échanges et à proposer des recommandations en vue d’enrichir la recherche et renforcer sa pertinence politique et opérationnelle », a lancé Alain W. Nikièma.
De leur côté, le Groupe de Recherche et d’Analyse Appliquées pour le Développement (GRAAD) a expliqué que le projet allie l’eau et l’autonomisation de la femme. Selon les explications du secrétaire exécutif du GRAAD, Dr Gountiéni Damien Lankoandé, EAUtonomy est un concept qui prend en compte quatre grandes thématiques que sont l’eau, l’assainissement, le changement climatique et la question de l’autonomisation de la femme.

Il a aussi signifié que c’est une réponse aux insuffisances constatées lors des mises en œuvre des actions politiques, stratégiques et pratiques. Il a relevé les taux d’accès à l’eau et à l’assainissement relativement faibles dans de nombreux pays.
« Au-delà d’étudier simplement la question de l’eau, de l’assainissement et du changement climatique, nous avons voulu mettre au centre de ces questions, l’autonomisation de la femme. On voit que ce sont les femmes qui s’occupent des ¾ des travaux qui sont faits à la maison et qui sont liés aux questions d’assainissement », a-t-il déclaré.
Pour la réalisation de cette étude, ce sont cinq pays, le Burkina Faso, le Ghana, le Cameroun, le Congo et le Sénégal qui sont pris en compte. Elle sera réalisée en 18 mois. À la fin, le Groupe de Recherche et d’Analyse Appliquées pour le Développement (GRAAD) entend « impacter les politiques au niveau de l’Afrique de l’Ouest et de l’Afrique centrale ».
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