Burkina Faso : Le Comité National de Suivi du Pèlerinage à la Mecque satisfait du déroulement du Hadj 2025

Le Comité National de suivi du Pèlerinage à la Mecque (CNSPM) a présenté le bilan du Hadj 2025, ce jeudi 17 juillet 2025, à Ouagadougou.
Comme à l’accoutumée, le Comité national de suivi du pèlerinage à la Mecque a présenté un bilan détaillé sur les activités de suivi de l’organisation du Hadj de l’année 2025. Cette édition a compté au total 23 vols aller et 23 vols retour, transportant 8 143 pèlerins burkinabè inscrits auprès de 113 agences de voyages.
Selon Amadou Sidibé, président du CNSPM, en terre saoudienne, des efforts notables ont été réalisés en matière de couverture sanitaire, avec l’acquisition de deux ambulances équipées et l’ouverture d’une clinique aux normes saoudiennes. Les pèlerins ont été hébergés dans 24 hôtels, situés entre moins de 1 km et 3,4 km de la mosquée sainte. Une équipe médicale composée de neuf médecins, neuf attachés de santé, onze infirmiers d’État, une sage-femme et un pharmacien a été mobilisée pour assurer les soins des pèlerins. Ces mesures ont permis d’améliorer significativement la prise en charge sanitaire des pèlerins burkinabè.
Concernant la restauration, Amadou Sidibé a précisé que « la restauration du pèlerin à la Mecque ne faisant pas partie du coût du Hadj. Les pèlerins ont dû assurer eux-mêmes leur restauration durant leur séjour dans la ville sainte. Dans l’ensemble, le Hadj 2025 s’est bien déroulé avec une amélioration des conditions de séjour et d’accomplissement des différents rites du Hadj », s’est-il exprimé.

Il est à noter que cette édition a permis d’enregistrer plusieurs acquis. Il s’agit de la concertation permanente avec les agences de voyage et de tourisme ainsi que les autres acteurs de l’organisation du Hadj et la mise en place d’une clinique médicale pour la prise en charge des pèlerins burkinabè. Elle a également été marquée par la mise en œuvre de la stratégie de gestion de l’étape Mina-Arafat et par le choix de deux prestataires de premier degré pour la gestion des pèlerins. Cette édition s’est distinguée par le respect du calendrier organisationnel du Hadj 2025 et par une amélioration notable de la qualité de traitement des passagers et de leurs bagages.
Malgré ces acquis, Amadou Sidibé n’a pas manqué de souligner que des défis restent à relever. Il s’agit de la réduction de la durée de séjour des pèlerins burkinabè en Arabie saoudite et du nombre de sites d’hébergement à La Mecque. D’autres défis concernent l’intégration de la restauration dans le coût du Hadj, le recrutement anticipé du transporteur aérien, ainsi que l’amélioration de l’organisation des vols.
Lazard KOLA
Faso7



